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Décembre 2015

6 Mai 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 2015

1er décembre

Les élections régionales des 6 et 13 décembre sont annoncées. Je veux bien faire mon devoir de citoyen et aller voter, mais je me demande si cela sert encore à quelque chose. On me dit que Laurent Wauquiez a gagné d’avance. J’irai quand même voter le 6, contre.

4 décembre

Je me laisse prendre par TF1 qui propose une émission sur les 30 ans de Bercy. A part Patrick Bruel, peu d’artistes me plaisent.

6 décembre

Laurent Wauquiez obtient avec sa liste « Union de la droite et du centre » 31.73% des voix. Les trois chaînes proposent une soirée « Elections régionales », celle de TF1 étant vite écourtée par le film du dimanche soir, « Ocean’s Eleven ». Les soirées électorales n’ont plus le charme d’autrefois, quand Marchais prenait ses colères, quand Tapie s’étripait avec Jean-Marie Le Pen. On a l’impression aujourd’hui que tout se banalise.

9 décembre

Sur France 3 à 18h00, un débat politique entre les trois candidats qui se maintiennent au second tour des régionales : Laurent Wauquiez, le socialiste Jean-Jacques Queyranne et le frontiste Christophe Boudot. J’ai trouvé que ce dernier avait mal préparé son sujet et se défendait mal, surtout par rapport à d’autres membres de son parti comme Florian Philippot.

12 décembre

Je dois être masochiste : je suis retourné voir « Spectre ». Si la chanson du générique par Sam Smith, « Writing’s on the wall » s’intègre bien au générique sans avoir le potentiel de la précédente chanson « Skyfall » interprétée par Adele en 2012, je reste convaincu que Daniel Craig devrait laisser sa place. J’ai, par rapport à la première vision du 10 novembre, revu à la hausse seulement la séquence pré-générique à Mexico. Le reste du film est ennuyeux à mourir.

J’aime bien cette réflexion que fait un moribond à James Bond au milieu de l’intrigue : « Vous êtes un cerf-volant qui danse dans un ouragan, Monsieur Bond ».

Il serait temps de revenir à l’ancienne formule, celle d’avant les quatre épisodes avec Daniel Craig, mais est-ce possible ? Je doute que James Bond redevienne ce qu’il était.

Harry Saltzman disait « Bond n’est que le héros de son époque », son coproducteur Albert R. Broccoli répondait « James Bond est éternel ». J’ai bien peu que ce soit Harry qui avait raison.

13 décembre

Sans suspense, la liste de Laurent Wauquiez gagne les élections régionales Rhône Alpes-Auvergne.

15 décembre

Superbe émission sur France 2 : « Un jour, une histoire » : « François Mitterrand, la maladie au secret ». Un documentaire passionnant présenté par Laurent Delahousse. J’ai appris des choses et ne regrette pas ma soirée.

19 décembre

J’ai été m’acheter un broyeur de papier électrique et je commence une grande opération de nettoyage dans la maison : vieux relevés de compte bancaire, anciennes factures EDF datant de quinze ans. J’en ai pour des semaines. Mais je ferai de la place.

Le soir, l’élection de Miss France me laisse de marbre. Je n’ai même pas retenu le nom de la gagnante ni la région qu’elle représentait. Aucun intérêt.

20 décembre

J’ai constaté aujourd’hui qu’il y avait beaucoup de cartons vides dans ma cave, ainsi que des appareils électro-ménagers hors d’usage. Il faudra que j’aille à la déchetterie.

Je recherche mes guirlandes électriques de Noël achetées l’an dernier dont je ne sais où je les ai mises. Finalement, après avoir remué de fond en comble mon appartement, je les retrouve dans un placard.

21 décembre

Le broyeur a fonctionné toute l’après-midi. Cela me fatigue un peu, mais que de choses inutiles gardées. Je gagne pas mal de place. Seul problème, lorsque le moteur du broyeur chauffe, il faut attendre dix minutes pour qu’il se remette en route.

24 décembre

Le conjoint de ma fille passe Noël dans sa famille et nous a fait passer des chocolats. Claire est venue avec mes petits enfants. Tout le monde a été gâté. Lohan semble perdu sans sa maman et vite apeuré. Lucas a voulu que je joue à cache-cache avec lui. Personne n’a touché au chapon, ma mère a failli s’étouffer avec un toast. Ma fille m’a dit qu’elle était devenue végétarienne.

Lohan va commencer l’année par des examens médicaux le 4 janvier car il a des allergies au gluten et au lait de vache.

Après leur départ, j’ai regardé la messe de Minuit.

30 décembre

Sur France 3, un anniversaire un peu avance de la trentième année de la disparition de Daniel Balavoine. C’est lui qui chante, et non des chanteurs d’aujourd’hui reprenant ses titres, en les massacrant, comme ce fut le cas pour un hommage à Jean Ferrat.

Daniel Balavoine n’étant pas un de mes chanteurs préférés, il ne me manque pas. Je commençai à aimer ses titres à la fin de sa carrière : « Dieu que c’est beau » (1984), « L’Aziza » (1985). S’il avait vécu et continué dans cette veine, j’aurais sans doute aimé. Le reste de son répertoire ne me touche pas.

31 décembre

Je me demande pourquoi nous n’avons pas éteint la télévision. Elle est plus là en fond sonore qu’autre chose. Arthur et ses camarades gesticulent comme chaque année. Où sont les programmes des fêtes de fin d’année d’autrefois, comme ceux de 1972 avec Muriel Baptiste dans « Les rois maudits » ?

Muriel, on en revient toujours à toi, tu me manques. Et pourtant, pour moi, tu n’as jamais été aussi présente qu’en cette triste année 2015 qui aura vu Pino Daniele et James Horner s’en aller, tandis qu’il nous faut désormais vivre en permanence en état d’urgence à cause de déments qui ont décrété notre perte et veulent détruire notre civilisation.

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Novembre 2015

5 Mai 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 2015

2 novembre

J’ai failli regarder le documentaire « Alain Delon, cet inconnu » sur France 2, mais ai préféré finalement regarder une vieille série que j’ai transférée de VHS sur DVD : « University Hospital ». Quelle plaisir de revoir l’histoire trop courte (neuf épisodes) de ces quatre infirmières. La plus jolie, Hillary Danner (pas Clinton !) ne donne plus signe de vie depuis 2005, elle a arrêté de tourner. C’est la cousine de l’actrice Gwyneth Paltrow.

J’ai regardé deux épisodes sur neuf ce soir.

3 novembre

Il est plus que temps que « Mentalist » s’arrête, cela devient inintéressant au possible.

6 novembre

Il y a dix ans, je me souviens parfaitement de ce que je faisais tant cette journée est gravée dans mon cœur à jamais. Après avoir regardé « Chanter la vie » de Pascal Sevran, j’ai mis l’après-midi une cassette vidéo de « Psychose », d’Alfred Hitchcock enregistrée à la télévision. Bien que j’adore ce film, je ne peux plus le voir depuis.

Il y a dix ans, je pensais que c’était un dimanche comme un autre, et vers 18h (enfin je n’ai pas noté l’heure à la minute près), j’ai pris un « Ici Paris » qui traînait depuis quelques jours à la maison, et j’ai lu un article sur le remake des « Rois maudits » par Josée Dayan.

Il y a dix ans, j’ai eu le plus grand choc de ma vie en lisant l’interview d’Hélène Duc qui joue Mahaut d’Artois dans la première version et Madame de Bouville dans le remake. «Contrairement à ce que l’on a pu dire, il n’y a pas de malédiction sur ceux qui tournent dans « Les rois maudits ». Le seul drame concerne la comédienne Muriel Baptiste qui jouait dans la première version. Cette jeune comédienne qui débutait était remarquable. Et pourtant, elle n’a eu aucun succès. Elle s’est suicidée. J’ai eu beaucoup de peine. »

Dix ans après, je n’ai pas fait mon deuil. Et quand elle annonçait cette nouvelle, Hélène Duc n’avait aucune idée de la date du décès, qui remontait à plus de dix ans.

Le 7 septembre et le 6 novembre sont pour moi des jours maudits.

Les 7 et 8 novembre 2005, curieusement pas le 6 sous le choc, je n’ai fait que pleurer toute la nuit.

7 novembre

Je me suis rendu à Conforama acheter une table pour mon ordinateur portable, afin d’avoir une meilleure position qui ne me cause pas de douleurs au dos. La vendeuse m’a dit que c’était très facile à monter, et que personne de leur magasin ne viendrait me l’installer.

Facile à monter ? Je ne retournerai jamais à Conforama. Il m’a fallu téléphoner à un ami qui doit passer pour m’aider à la monter.

8 novembre

Ma fille m’a invité à Viviers pour l’anniversaire de Lucas, le vendredi 13. J’irais manger avec ma petite famille.

Saint-Etienne, 9 novembre

Parti avec un collègue de travail à Saint-Etienne, nous voilà coincés sur l’autoroute. Partis à 8h30, nous sommes arrivés à 12h30. Un camion a pris feu sur la voie de droite. On a vu alors débarquer des policiers, mitraillettes au poing. Nous leur avons demandé ce qu’il se passait. Il fallait évacuer de ce bouchon un véhicule transportant des matières nucléaires.

A midi, mon ami est passé monter le meuble de Conforama, et lui qui est bricoleur a eu du mal à le faire, il paraît qu’il manquait des pièces. Tout cela n’est pas sérieux de la part de cette enseigne. Il a commencé à s’y mettre à 12h05 et a fini à 13h00, ayant apporté ses outils. Je n’y serais jamais arrivé seul.

Valence, 10 novembre

Je suis incorrigible, je vais voir en avant-première le nouveau James Bond « Spectre » au cinéma Pathé. Plusieurs des véhicules du film sont exposés et solidement gardés. Je me demande pourquoi il est annoncé que ce film sort le mercredi 11, alors qu’il est visible le 10 par tout le monde.

Le film est le plus long de la série et vaut un zéro pointé. Ce doit être le pire de la série avec « Quantum of solace ». Ian Fleming, l’auteur des romans, et Albert R. Broccoli, le producteur des premiers films jusqu’à sa mort en 1996, doivent se retourner dans leur tombe.

Le seul bon moment du film est le retour du « gunbarrel » (absent depuis l’arrivée de Daniel Craig), c’est le fameux cercle sur fond de thème musical James Bond, l’agent s’avance et se retournant vers la caméra tire. Le pré-générique au Mexique en hélicoptère est passable, plagié sur un épisode avec Roger Moore, « Rien que pour les yeux ». Le reste du film est indigeste.

12 novembre

J’ai regardé l’émission politique de la 2, « Des paroles et des actes », dont l’invité était François Bayrou. Je me suis profondément ennuyé, autant que pendant le « James Bond ».

Viviers, 13 novembre

Quand il sera plus grand, mon petit-fils Lucas saura que le jour de son 8e anniversaire ne fut pas très gai.

Nous avions passé une bonne soirée, la télé éteinte. Vers 22h, ma fille a reçu un SMS. Nous avons mis la télé, les enfants étant couchés, et découvert l’horreur.

Lorsque je suis reparti pour Valence, le nombre des victimes était encore peu élevé. Il a grandi au fil des heures.

Valence, 14 novembre

J’ai presque honte de tout le temps me lamenter de la disparition d’une artiste que je n’ai jamais rencontrée, quand des gens sont confrontés aux pires horreurs comme les attentats du 13 novembre.

Cela ne sera malheureusement pas le dernier, tout le monde le dit, le premier ministre Manuel Valls en particulier.

Nous devons vivre désormais avec la menace permanente de l’état islamique et des ces fous assassins.

15 novembre

C’est un peu la saturation médiatique après les attentats. Quelle est la part d’information et celle de « spectacle » dans les éditions spéciales de la télévision. C’est du pain béni pour les journalistes. Je ne dis pas qu’il ne faut pas en parler, mais nous repasser en boucle les mêmes images sert-t-il à quelque chose ?

16 novembre

Une minute de silence est organisée dans mon entreprise, comme dans tout le pays. Cela avait été le cas après le 11 septembre 2001, l’assassinat le 2 septembre 2004 d’un inspecteur du travail et d’un contrôleur de la Mutualité Sociale Agricole à Saussignac en Dordogne, et les attentats du 5 janvier 2015.

A chaque fois, tout le monde est choqué, mais retourne ensuite à ses occupations. Il faut vivre, on ne peut se figer dans l’évènement le plus dramatique qui soit.

Nous n’en avons pas fini avec les tragédies, une rame de TGV d’essai déraille ce jour près de Strasbourg et fait 11 morts et 37 blessés. Ce journal devient une compilation de catastrophes et de tragédies.

17 novembre

La pédicure (ou podologue) de ma mère explique qu’il y a de la police au centre ville de Valence un peu partout, ce qui créée un bouchon indescriptible. Les policiers, mitraillette au poing, arrêtaient les voitures, faisaient ouvrir toutes les portes, descendre les gens et inspectaient les coffres. Suite du 13 novembre ou étaient-ils sur autre chose du même genre localement ? On nous a appris qu’avec l’état d’urgence, une banale diffusion de tracts CGT était interdite.

Je comprends vu les circonstances que les policiers fassent leur travail, mais j’espère qu’ils seront efficaces et que tout cela servira à quelque chose. Qu’ils neutralisent les islamistes et que cela ne soit pas de la poudre aux yeux.


18 novembre

Le nouveau film avec Patrick Bruel, "Ange et Gabrielle", n'est resté qu'une semaine au Pathé Valence, je comptais y aller, je suis en vacances la semaine prochaine. Une semaine, c'est vraiment ridicule, alors que Spectre, le nouveau James Bond qui est une daube va rester des semaines. Pour le voir il faudrait aller à Romans sur Isère, trop loin.

19 novembre

Le Beaujolais Nouveau n’a aucun goût, mais participer au repas est plus un moment convivialité qu’autre chose. Depuis deux ans, j’y vais et je prends mon après-midi en congé pour ne pas me précipiter au repas afin de retourner au bureau. A boire avec modération, d’autant que le vin rouge me rend vite malade à la différence du rosé bien que je reconnaisse que le premier soit bien meilleur que le second.

Je ne comprendrais jamais l’engouement des japonais pour ce primeur, ce vin vert, qui n’a aucun des charmes d’un bon Côtes du Rhône, un Saint-Joseph ou un Gigondas par exemple.

Je suis inquiet car Lohan, mon deuxième petit fils, a une fièvre élevée depuis deux jours, 39.4, malgré deux visites de sa mère au médecin. C’est peut être une otite.

Le soir, je regarde « Envoyé Spécial ». Bien évidemment, les sujets prévus : « Je râle donc je suis » et « Le business de la misère » sont annulés et remplacés par l’actualité, les attentats de vendredi.

20 novembre

En ce moment défilent sur BFM TV les noms des victimes de vendredi dernier, la plupart sont des jeunes, les plus de quarante ans sont des exceptions.

Pour me changer les idées, je regarde la copie VHS transférée sur DVD du film introuvable « Les vaisseaux du cœur », d’après le roman de Benoîte Groult. Diffusé sur Canal Plus, mais jamais sur les chaînes publiques, il fut édité en VHS mais pas en DVD. Une édition existe en Allemagne sans sous-titres français. Comme pour la série « University Hospital », j’ai bien fait de faire transférer ces VHS en DVD car cela ne sera probablement jamais édité.

Je dois dire que je préfère le roman de Benoîte Groult, une belle histoire d’amour (autobiographique ?) au film qui élude plusieurs passages. Je n’ai plus pu revoir ce film d’Andrew Birkin avec Greta Scacchi et Vincent d’Onofrio depuis que la partie VHS de mon combiné a lâché.

Une édition en DVD est aussi improbable – enfin je ne l’espère pas – que « Le mois le plus beau » avec Muriel Baptiste.

21 novembre

Ma petite famille doit venir au complet demain dimanche, ce qui sera pile le jour anniversaire de mon second petit fils. Malheureusement, il est malade, ce qui risque tout compromettre. J’apprends cependant que la fièvre baisse.

22 novembre

En famille, avec les enfants et petits enfants, nous oublions que la vie peut être tragique comme ces jours-ci. Nous étions tous réunis, ma mère, ma fille, mes deux petits-enfants et mon gendre.

Lucas l’aîné n’aime pas les desserts, ni les entrées salées. J’ai beaucoup joué avec lui. Lohan est trop petit. Le temps passant vite, surtout le bon temps, je n’ai pas eu assez de temps pour discuter avec Claire et son conjoint. On a voulu sortir mais il pleuvait et le mistral glacé soufflait. Nous sommes vite rentrés.

Au moment de repartir, Lucas m’a serré très fort, alors qu’il est habituellement plutôt réservé. Ma fille a mis en fond d’écran sur mon téléphone une photo me montrant avec mes deux petits fils prise ce jour. Je n’aurais pas su le faire tout seul, je suis nul avec les téléphones portables. Il faut dire que je ne suis pas de siècle, j’ai encore des vinyles plein les placards.

23 novembre

Je me suis trompé, « Ange et Gabrielle » est encore à l’affiche au cinéma Pathé de Valence, en deuxième semaine. J’ai été le voir essentiellement pour Patrick Bruel que j’adore, mais comme chanteur. Le film ne m’a pas plu. Ennuyeux comme le cinéma français d’aujourd’hui.

J’ai eu le même sentiment qu’en voyant en 2013 « Le cœur des hommes 3 » avec Marc Lavoine. Bruel est de mon âge et un physique de séducteur, toutefois nul n’est à l’abri du temps qui passe et il a pris (comme moi) un coup de vieux. L’affiche du film a du être retouché par Photoshop.

Patrick Bruel rend son personnage un peu ridicule puisqu’il trouve l’amour et a un enfant avec la fille que joue Isabelle Carré, sa partenaire. Le rôle du célibataire endurci qui regrette la vie qu’il a choisie convenait à un homme de quarante ans, mais à cinquante-six, ce n’est plus crédible.

24 novembre

Il me languit d’être demain, je vais à Montélimar emmener Lucas voir un nouveau Disney. Cela me permet de voir les miens deux fois en trois jours. Je rentrerai tôt, je n’aime pas conduire de nuit l’hiver, enfin l’automne si l’on veut.

Montélimar, 25 novembre

« Le voyage d’Arlo » était le film que nous allons failli ne pas aller voir, Lucas, contrarié d’avoir reçu un jouet cassé, ne voulant plus y aller. Sa mère l’a convaincu à la dernière minute.

J’étais un peu tendu car je sentais mon petit fils contrarié. Les enfants eux-aussi ont leurs jours sans.

En partant, Lucas a eu le même geste d’affection que dimanche.

Il pleuvait des cordes et j'ai dérapé sur la route à Portes-les-Valence, sur la nationale 7, me faisant une belle frayeur. J’ai auparavant assisté à un accident qui venait juste d’avoir lieu sur la route nationale 87, en Ardèche.

Revenu à Valence à 20h30, j'ai regardé l'état de mes pneus, et me suis aperçu alors qu'un de mes phares est grillé. Il faut que j'aille demain le faire changer, la poisse.

Valence, 26 novembre

Je l'ai échappé belle hier, en effet, pas loin de l'embranchement pour la commune de Rompon (Ardèche), je suis arrivé sur les lieux d'un accident où seule la police était arrivée, il y a un mort, et peut être deux, c'est dans le Dauphiné Libéré aujourd'hui.

J'ai bien reconnu la voiture au bord de la route que j'ai dépassée, les flics faisant la circulation. Le type a perdu le contrôle, mais a grièvement blessé une conductrice qui arrivait sur sa voie en face, et c'était à 19h30, je ne suis pas passé bien plus tard. Ce n’était pas mon heure.

Le soir, je regarde « Des paroles et des actes ». Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve est l’invité et parle des attentats islamistes. Il reçoit ensuite Hubert Védrine et Jean-Pierre Raffarin.

Il faut reconnaître que dans ces débats politiques, pour mettre du piment, il manque feu Georges Marchais. Il n’a pas été remplacé dans son emploi.

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Octobre 2015

5 Mai 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 2015

2 octobre

Après trois pannes d’Internet en quinze jours, un technicien d’Orange s’est déplacé pour vérifier toute l’installation téléphonique. Je me demande comment tout cela pouvait bien fonctionner depuis mon arrivée dans cet appartement en 2003 et ne plus le faire depuis deux semaines.

Ces gens-là finissent par vous inciter à changer d’opérateur. Depuis jeudi soir, j’étais privé d’Internet, qui me sert pour communiquer avec ma fille, gérer mon compte bancaire, payer mes factures, m’occuper de mon blog Muriel Baptiste.

On se doute, quand on me connaît, de l’état d’énervement dans lequel je me trouvais.

5 octobre

Depuis quelques jours, les médias ne parlent que d’une personne : Nadine Morano, qui dans l’émission de Laurent Ruquier « On n’est pas couché » du 26 septembre : « La France est un pays de race blanche ». Elle dit une évidence, mais qui va à l’encontre du politiquement correct. On se demande, s’ils vivaient aujourd’hui, si Coluche et Pierre Desproges pourraient disposer de la liberté de parole qu’ils avaient dans leurs sketches. On parle du retrait de son investiture aux élections régionales en Alsace-Lorraine, voire carrément de son exclusion du parti UMP devenu « Les républicains ».

6 octobre

J’ai rêvé d’une amie, ma correspondante américaine Cindy depuis 1978. Il s’agit d’un rêve érotique que je ne souhaite pas raconter sur ce journal.

Quelqu’un m’a contacté via le blog Muriel pour me parler de la comédienne.

7 octobre

Celui qui m’a contacté n’est pas un mauvais plaisant, mais comme il me parle de la vie privée de Muriel, la discrétion la plus élémentaire m’empêche d’en dire davantage. Je n’en parlerai donc pas, si ce n’est pour dire que la conversation téléphonique a duré plus de trois heures. Dîner à 22h ce soir donc.

9 octobre

Leny Escudero devait faire un concert pas loin de chez moi, auquel je ne comptais pas me rendre, est mort.

10 octobre

Je n’aime pas Patrick Sébastien mais je regarde « Les années bonheur » où il nous permet de revoir des chanteurs qui n’ont plus droit de cité dans aucune autre émission. Ce soir, par exemple Hervé Vilard, mais l’on y revoit des artistes comme François Valéry, Herbert Léonard. Sébastien surfe sur la nostalgie, il lui arrive de faire revenir quelqu’un dont tout le monde avait perdu la trace et se demandait ce qu’il était devenu.

11 octobre

Toute ma vie, j’ai détesté les dimanches après-midi, car ils annoncent le retour de la semaine. Le vendredi soir, le samedi, procurent une détente incomparable, tandis que le dimanche, surtout en fin d’après-midi annonce la fin des réjouissances.

J’étais déjà comme cela à l’école, aujourd’hui je n’ai pas changé. Quand le jour commence à tomber, je ressens une impression d’angoisse et de vide, et il m’est difficile voire impossible d’y parer. Pourtant, j’ai maintenant 57 ans.

Que se passe-t-il de si affreux en semaine pour que je réagisse ainsi ? Les drames ne choisissent pas leur jour. C’est ancré en moi. Il n’y avait guère que les dimanches d’avril 1973 lorsque Muriel était absente de la télévision pour reparaître le lundi soir dans « Le premier juré » que je devais languir la semaine.

Je me demande si Muriel continuant sa carrière n’aurait pas fini par me décevoir, si elle aurait l’importance qu’elle a dans ma vie aujourd’hui. En quittant les écrans radars en 1974, se fondant dans l’anonymat de la foule, elle n’a plus risqué cela, bien au contraire, je l’ai mise sur un piédestal. Je ne l’ai pas vu vieillir. Je garde d’elle l’image de la jeunesse et de la beauté. Ce sont des questions que je me pose souvent. Mais je n’aurai jamais la réponse.

13 octobre

Dois-je évoquer dans ce journal mes problèmes de rasoir électrique ? Le mien m’écorche plus qu’il ne me rase, mais en plus, son système à trois têtes fait qu’il est très difficile à remonter une fois nettoyé. L’appareil n’est pourtant pas vieux, il date de mars. Il va déjà falloir en changer, prendre un système avec une seule grille et une tondeuse, plus efficace.

« Mentalist » en arrive à la saison 7, la dernière, et n’a plus aucun intérêt. J’aurais bien aimé que l’acteur Simon Baker soit James Bond à la place de l’affreux Daniel Craig, ils sont nés la même année. Ou alors qu’il joue Simon Templar Le Saint. Je crains qu’une fois « Mentalist » achevé, on l’oublie, comme tant d’autres comédiens liés à une série.

Précisément, le nouveau James Bond, « Spectre », sort le 11 novembre. Cette saga qui m’enchantait depuis 1974 lorsque j’ai découvert Roger Moore dans « Vivre et laisser mourir » est devenue moribonde. Intrigues sombres et sans humour, choix catastrophique d’un acteur pour le rôle titre, un blond qui ressemble à Vladimir Poutine, et tandis que c’était un bonheur jadis de voir le nouvel épisode tous les deux ans, c’est presque une déception annoncée à chaque fois. Depuis 2006, avec « Casino Royale », on est reparti à zéro, avec un James Bond qui vient juste d’intégrer les services secrets, du moins à son poste avec son permis de tuer. On ne peut honnêtement comparer un ancien film de la série (avec Sean Connery ou Roger Moore) et la nouvelle version, dite en anglais « reboot » avec Craig.

15 octobre

Ce sont les 70 ans de la sécurité sociale, et l’on diffuse des tracts CGT aux gens par un froid glacial. Après l’affaire Thierry Lepaon et ses dépenses de bureau, le français lambda ne voit aujourd’hui la CGT que par le clash à Air France, l’histoire de la chemise déchirée. Je me demande parfois si la CGT existera encore dans dix ans.

17 octobre

La nouvelle du jour à la radio et à la télévision vient d’un certain Jérome Lavrilleux qui prétend risquer finir comme Robert Boullin, accusant Nicolas Sarkozy. La politique devient un spectacle lamentable.

30 octobre

Demain, c'est Halloween, j'ai acheté des bonbons si des gosses viennent (mais mon imbécile de voisin les a chassé et l'an dernier personne n'est venu). Le soir, je me mettrai sans doute un film d'épouvante, cela fait plusieurs années que pour Halloween, je mets le film "Cubby House", une histoire de maison ensorcelée, un film australien acheté par hasard et vraiment effrayant.

31 octobre

Halloween était un samedi soir, mais aucun enfant n’est venu sonner. Je profite des friandises pour moi seul. Et comme prévu, je regarde le DVD de « Cubby House ». La fête d’Halloween est en perte de vitesse depuis plusieurs années en France après une implantation dans les années 90. Ce n’est pas dans notre culture, et puis cela choque beaucoup de gens car c’est la veille de la Toussaint.

J’ai commandé des fleurs pour les faire déposer demain sur la tombe de Muriel.

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Septembre 2015

5 Mai 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 2015

1er septembre

Voiture à nouveau en panne et au garage, cette-fois, ce sont les capteurs. Je n’y connais rien mais commence à en avoir marre. Panne vite réparée heureusement. On me conseille de bien mettre dans une voiture aussi âgée du 98 sans plomb et pas du 95.

7 septembre

Vingt ans déjà que Muriel a cessé de vivre. Je regarde en DVD « Les sultans » en hommage à elle.

Que signifie une période de vingt ans sinon une date anniversaire ? Elle me manque depuis bien plus longtemps déjà, quand elle a arrêté sa carrière.

J’avais tenté d’organiser un évènement sur Facebook depuis quelque temps, mais personne n’a répondu présent. A part faire fleurir sa tombe, je ne peux rien, elle est là, dans mon cœur, dans mon être tout entier. Le 7 septembre est une date maudite en ce qui me concerne, le pire jour de l’année avec le 6 novembre, puisque c’est un 6 novembre 2005 que j’ai appris l’affreuse nouvelle, avec dix ans de retard.

Peu importe le jour où elle nous a quittés, 52 ans c’est bien trop jeune, et je ne m’en consolerai jamais. Je me sens coupable de bientôt fêter mes 56 ans.

Je sais que mourir jeune est injuste, la disparition de James Horner a 61 ans cette année en est encore une preuve. Muriel n’aurait plus tourné, ayant cessé sa carrière depuis vingt et une longues années, mais au moins elle était là. C’est tout ce que je lui demandais. Lorsqu’en mai 2008, j’ai entendu au téléphone la voix de Catherine Hubeau, pareille à celle de Blanche de Bourgogne dans « Les rois maudits », j’ai mesuré à quel point une autre voix m’aurait rempli de bonheur.

Celui qui a dit « les cimetières sont remplis de gens qui se croyaient indispensables » était un crétin. Muriel l’était, indispensable, pour moi. Il me faut continuer à la faire vivre. Publibook est en train de rééditer l’ouvrage que Persée a retiré de son catalogue. Il y aura sans doute d’autres ouvrages, mais ils n’atteignent qu’un public réduit, en raison de mon blog qui est gratuit, alors que mes livres ne le sont pas. Eh puis, publié à compte d’auteur, je ne suis pas dans les rayons des libraires mais imprimé à la demande.

Je pourrais dire que j’ai fait tout ce qu’il était imaginable pour rappeler à un public amnésique qui était la merveilleuse Muriel Baptiste. LCJ a fort bien fait de rééditer « Les sultans », je les en félicite. C’était en 2010, il serait bon qu’un éditeur se penche sur le cas du film « Le mois le plus beau » que j’aimerais bien voir avant de mourir.

Même si plus personne ne sait qui était Muriel Baptiste, elle a existé, et est gravée dans mon cœur à jamais. Elle continuera de vivre à travers mes récits jusqu’à mon dernier souffle.

J’ai fait fleurir sa tombe aujourd’hui, c’est tout ce que je pouvais faire.

14 septembre

Ma fille continue d’avoir la poisse. Une crue à Viviers et sa voiture est pour le moment hors d’usage. Il faut attendre que l’assurance se prononce.

Je ne sais comment fait Renaud Camus pour faire des journaux annuels de 600 pages, il faut croire qu’il lui arrive davantage de choses qu’à moi, ou qu’il les développe plus. J’en suis à 87 pages format A5 en word, et j’évoque mes pannes automobile et mon amour pour Muriel qui ne doivent intéresser personne. Un semblable ouvrage que j’ai fait pour 90 pages en A5 en a donné seulement 122 une fois le livre finalisé. Ce journal 2015, le premier du genre pour moi, ne sera pas le pavé immense que je pensais faire éditer.

15 septembre

Un magnifique rêve de Muriel la nuit, que demander de plus à une journée qui de toute façon ne m’apportera rien d’extraordinaire ? Je ne devrais vivre que pour rêver. Le songe consistait dans le fait qu’elle m’attendait, là où elle est. Je me plaignais de rarement rêver d’elle, mais me trompais, ou du moins l’année 2015 est prolifique en rêves, ce qui compense les cauchemars.

Montélimar, 16 septembre

Je vais voir « Le petit prince » avec mon petit fils Lucas au cinéma, le film est sorti cet été, le 29 juillet, mais est toujours en salles.

J’ai voulu lui donner mon livre de Saint Exupéry, mais ne l’ayant pas retrouvé à l’appartement de ma mère, nous en avons été quittes pour en acheter un tout neuf, au magasin Carrefour.

Je suis content car le dessin animé était apaisant, ce qui change de la violence sous-jacente des « Nouveaux Héros ». Lucas était content.

En rentrant chez moi, j’ai mis la radio dans la voiture et appris le décès de Guy Béart. Je m’attendais à celui de Delpech, qui selon Drucker ne devait pas voir le mois de septembre. Ce dernier se bat toujours courageusement contre le crabe. Guy Béart a eu une belle vie, et échappé au pire (cancer et éventration en 1985). Mourir à 85 ans d’une crise cardiaque n’est pas le pire des destins.

19 septembre

Pour mon anniversaire, ma fille ne s’est pas moquée de moi : elle m’offre le coffret de l’intégrale de la série « Columbo » en DVD. La journée en famille s’est très bien passée. J’ai 57 ans désormais.

20 septembre

Je me suis rendu au cinéma voir « Mission Impossible : Rogue Nation », et en suis sorti déçu. Pas de scénario, que de l’action et des rebondissements improbables. Du cinéma « pop corn » dans toute sa splendeur.

Du coup, j’hésite fort et je crois que je n’irai pas voir l’adaptation de la série « Des agents très spéciaux » avec Henry Cavill : « Code UNCLE ». J’ai l’impression de perdre mon temps et mon argent à chaque fois avec ce style de films. De plus, je n’aimais pas, en son temps, la série « Des agents très spéciaux » que je trouvais loufoque et décalée.

21 septembre

Est-ce l’effet 20e anniversaire de sa disparition, mais j’ai encore rêvé de Muriel cette nuit pour mon plus grand bonheur. En me réveillant ce 21, je me souviens qu’il était question d’une fête, dans un petit village de la Drôme, ne me demandez pas pourquoi, pour les 50 ans de « La princesse du rail ». Le feuilleton a été tourné en Auvergne bien loin de la Drôme. Cela me réconforte, car il y a quelques jours, je ne l’ai pas noté sur mon journal, j’ai rêvé que Muriel avait raté son suicide en 1995 et que je la réconfortais, et là, je n’étais pas bien du tout, on s’en doute aisément.

Finalement, morte, elle a plus d’importance dans ma vie qu’un vivant.

24 septembre

J’utilise trop les ordinateurs portables et ils s’usent. Ma mère m’en a offert un de la marque Assus pris chez un nouvel assembleur, le précédent, un Acer offert pour mon anniversaire 2013 donne des signes de faiblesse.

Je suis devenu complètement dépendant d’Internet, je me souviens que lors de ma visite à Tulle chez ma fille en mai 2014, ou à Paris pour aller sur la tombe de Muriel cette année, ne pas avoir Internet m’a manqué. Les cybercafés ont tendance à disparaître, il y a de la WIFI partout. Avec ces ondes, dans vingt ans, on nous dira que c’est aussi cancérigène que l’amiante.

Le soir, je regarde Manuel Valls débattre avec David Pujadas dans « Des paroles et des actes » sur France 2. Il ne m’a pas convaincu.

25 septembre

France Gall, discrète depuis la mort de fille Pauline, est la vedette d’une soirée organisée par Stéphane Bern sur France 2 à l’occasion de la comédie musicale « Résiste », qui sera donnée au Palais des Sports de Paris à partir du 4 novembre.

Je crois que j’aimais surtout Michel Berger, car le show me laisse sur ma faim. Je n’ai rien appris de nouveau.

Le mois de septembre se termine sans rien d’autre à noter sur ce journal qui soit digne d’y figurer.

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Août 2015

5 Mai 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 2015

1er août

Sur le chemin entre mon domicile et le travail, je m’arrête dans une station Total pour faire le plein de 98 sans plomb. Le compteur ne démarre pas, bloqué sur la somme de 28 euros 37 centimes.

Commençant à m’impatienter, je vais voir l’employé à l’intérieur de sa boutique, qui m’indique alors que je lui dois dix euros, correspondant à du carburant que j’aurais mis dans ma voiture. Je crois rêver. Je garde mon calme et après une brève discussion, je parviens à me faire entendre. Un autre client auquel personne n’avait rien demandé lance « Tout le monde peut faire une erreur ». Heureusement que j’ai gardé mon calme. Voilà une station service qui ne me reverra pas avant longtemps.

Comme la télévision est devenu désespérante de médiocrité, je regarde un DVD du « Commissaire Moulin » tourné en 1975, « La peur des autres », avec la regrettée Maïa Simon et Pierre Vernier. Je n’arrive pas à comprendre que la télévision soit devenue si mauvaise, entre les émissions d’Arthur, « Joséphine ange gardien » et les « Esprits criminels » proposés au kilomètre.

Muriel, malheureusement, ne tournait plus en 1975, sa carrière ayant sombré avec la disparition de l’ORTF. Yves Rénier aurait dû s’en tenir à la première série tournée de 1975 à 1982, car la seconde version, qui a duré de 1989 à 2007, le montrant policier moderne à moto, ne m’a jamais convaincu. Ce sont presque deux séries différentes, la première, créée par Paul Andréota, mise en scène par Claude Boissol, nous proposait des énigmes policières, tandis que la seconde est violente, avec des scénarii creux, trop d’action et des jurons en veux-tu en voilà, un langage fleuri en guise de dialogues, des thèmes sur les ripoux, l’autodéfense, une approche peut être réaliste de la police (on note la collaboration de l’ex policier Olivier Marchal), mais qui n’a plus rien à voir avec un spectacle distrayant.

Il ne faut pas trop creuser les bons filons, ils s’épuisent vite. « Columbo » de 1971 à 1978 était une des meilleures séries policières, mais lorsque Peter Falk a voulu reprendre la série en 1989, à 62 ans, il avait souvent l’air d’un grand-père, le visage assez bouffi, et sa série avait nettement baissé en qualité. On ne s’en souvient plus mais Peter Graves reprenant le rôle de Jim Phelps dans « Mission Impossible, vingt ans après » était pathétique.

2 août

On nous présente la nouvelle « Wonder Woman », Gal Gadot, qui sera l’héroïne de plusieurs long-métrages au grand écran. Elle n’a rien de la séduction de celle de la télévision, Lynda Carter, pulpeuse à souhait. Les temps changent, en mal.

Le soir sur France 3, bonne série policière allemande entièrement tournée à Venise, « Commissaire Brunetti », adaptée des romans de Donna Leon. Ce policier là est plus italien que nature, et pourtant c’est un allemand qui l’incarne, Uwe Kockisch.

3 août

La chaleur revient, mais ce n’est plus la canicule comme en juillet. « Commissaire Brunetti » squattant la case horaire du dimanche soir, je regarde provisoirement mes DVD avec ma chère Muriel le lundi.

4 août

Sur HD1, je me décide à voir un film de Jean Becker de 1995 dont j’ai vu en son temps en salles la bande annonce, « Elisa », avec Depardieu et Vanessa Paradis. A part la chanson de Gainsbourg, que l’on entend qu’au générique final, il n’y a rien à sauver. Le cinéma français moderne n’est pas pour moi. Patrick Dewaere nous laisse une œuvre inachevée mais belle, tandis que Gérard Depardieu tourne plus vite que son ombre, avec une filmographie qui dépasse les 200 titres mais où qualité et quantité ne se marient pas. Il fut un pitoyable Jacques de Molay dans l’infâme remake des « Rois maudits » de Josée Dayan, incarnant un templier affamé et décharné par sept années de cachot (Xavier Depraz dans la version 1972 avec Muriel), sans se rendre compte du ridicule puisque Depardieu n’est pas spécialement mince.

Je m’attends chaque jour en captant France Infos dans ma voiture à apprendre la mort de Michel Delpech.

7 août

Chaleur torride aujourd’hui. Cela promet pour la visite dimanche en famille de la ferme aux crocodiles, qui se trouve sous une serre géante.

J’ai regardé sur France 3 un documentaire, « La folie des années 70 ». Comme d’habitude, il n’est pas question de Muriel pas plus que des « Rois maudits ». On parle de l’élection de Valéry Giscard d’Estaing, de Danièle Gilbert, des émissions des Carpentier. Je me fais avoir à chaque fois, espérant la retrouver dans ces rétrospectives sur la télévision d’autrefois, du temps où elle était Marguerite de Bourgogne, reine de Navarre.

9 août

Visite en famille de la ferme aux crocodiles, un véritable sauna. C’est cependant une journée agréable où mon petit-fils s’extasie devant des animaux venus du bout du monde, que l’on regarde à travers des vitres.

10 août

Panique à midi, ma voiture ne démarre pas. J’appelle l’assistance mais ce n’est en fait qu’un problème de batterie, que je dois changer dans la foulée.

12 août

Cette nuit, plusieurs voitures ont brûlé à Valence qui devient une des villes les plus criminogènes de France. J’ai la chance d’habiter un quartier tranquille. Silence radio des médias, il ne se passe rien, dormez tranquille citoyens !

21 août

A la différence de Mike Brant, Joe Dassin n’est pas oublié cette année, France 3 propose ce soir « Joe Dassin, le roman de sa vie », avec beaucoup de témoignages de ses proches.

Toxicomane, perdu dans un second mariage mouvementé avec Christine, la mère de ses enfants, nous sommes loin de l’image de gendre idéal qu’il véhiculait durant ses années de gloire. On constate que par comparaison à Dassin, Gilbert Bécaud, lui, est tombé dans l’oubli total.

Je ne dois pas attendre des hommages à Muriel Baptiste qui ne viendront jamais.

23 août

Délaissant Muriel et ses DVD pour les remettre au lendemain lundi, je regarde Jean Gabin sur D8 dans « Maigret tend un piège ». Interprétation épouvantable par rapport à Jean Richard et Bruno Cremer. Il n’est pas du tout le personnage.

Après un film aussi paisible, j’ai passé une nuit du dimanche au lundi tourmentée faite de cauchemars épouvantables où j’étais fâché avec ma fille. Je suis heureux de me réveiller lundi matin. On pourrait expliquer ces mauvais rêves par mon goût pour les films d’épouvante, mais je n’en regarde plus depuis longtemps.

28 août

Enterrement du père d’un collègue de travail, la seconde fois cette année.

J’ai été obligé de consulter en urgence un podologue pour un ongle incarné. Tant que mes soucis de santé se limiteront à cela, je peux dormir tranquille.

30 août

J’ai regardé l’après-midi en VOD (Vidéo à la demande) le film « Basic Instinct », doté d’une fort belle partition de Jerry Goldsmith dont je possède le CD. Je n’avais jamais vu le film qui selon moi ne mérite pas sa réputation sulfureuse.

Finalement, je ne suis jamais autant heureux que le dimanche soir en regardant Muriel. Je connais les séries et films par cœur mais peu importe. Qu’elle soit infirmière ou journaliste, reine ou gitane, elle est là devant mes yeux ébahis. Pour rien au monde, je ne renoncerai à mes soirées de dimanche à la regarder.

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Juillet 2015

4 Mai 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 2015

1er juillet

La poste me livre une commande FNAC et l’on retrouve un carton dans l’escalier. Mes protestations n’y feront rien, heureusement, il s’agissait de boîtiers SLIM en plastique de peu de valeur. J’ai décidé de bannir la FNAC de mes achats par correspondance.

4 juillet

Très mauvaise nouvelle : Persée me rend mon contrat pour « La vie, quelle gifle », qu’ils vont retirer de la commercialisation si je ne paie pas à nouveau. Je suis furieux et contacte Publibook après avoir récupérer le fichier informatique de mon livre, mais les décideurs sont en vacances.

Lorsque j’ai sorti ce livre, je pensais qu’il resterait des années dans le commerce, le contrat disait que cela se reconduisait d’années en années mais sans en préciser les conditions.

Après avoir payé 3000 euros, Persée me dit que ce n’était que pour un an, et ils demandent 126 euros pour une année supplémentaire. Publibook ne m’a jamais pris aussi cher. Je suis furieux, contrarié, et me dis que la poisse continue à pourchasser Muriel post-mortem. Le livre sorti, je me disais comme Thierry Roland, « après ça, on peut mourir ». Mais si j’étais mort, le livre qui va vite devenir introuvable n’aurait guère été un secours, étant introuvable, pour les fans de Muriel.

6 juillet

Jour de l’anniversaire de ma fille, elle est venue me voir avec mes petits enfants, comme le temps passe vite, 28 ans déjà. Il me semble que c’était hier que j’ai emmené sa mère à la maternité.

J’ai réservé un hôtel Ibis ce matin près la gare de Lyon pour rester deux jours à Paris, lors de ma visite annuelle à Pantin.

L’année dernière, je n’avais pas du tout envie d’aller au cimetière sur la tombe de Muriel, en raison des problèmes familiaux qui me préoccupaient. Curieusement, y aller pour le vingtième anniversaire ne me disait rien. Je ne suis resté pas longtemps d’ailleurs en 2014.

Cette tombe, lorsque j’y vais, je ne ressens rien, le vide absolu.

Montélimar, 9 juillet

Je descends à Viviers et Montélimar et emmène voir mon petit fils Lucas « Les Minions » au cinéma. Il est un peu énervé et les choses se passent avec moins que quiétude que les autres fois.

La nuit du 9 au 10, il y a eu des fusillades à Valence, mais silence radio, personne n’en parle. Les hommes politiques vivent dans le déni. Seule la radio France Bleu en fait écho.

Valence, 10 juillet

D’autres rendez vous sont programmés avec ma petite famille : le safari de Peaugres en Ardèche près d’Annonay et la ferme aux crocodiles à Pierrelatte.

11 juillet

Muriel Baptiste aurait aujourd’hui 72 ans. Qui s’en souvient à part moi ?

17 juillet

Safari de Peaugres avec ma fille et mes petits-enfants sous la canicule : 38 degrés. Nous avons eu peur en voulant faire une pause boisson car des guêpes nous ont tourné autour. Il me semble que les propriétaires du parc devraient y penser et mettre des points de vente boisson fermés. Un accident peut très bien se produire un jour.

Nous avons eu une pensée pour ces pauvres animaux qui semblaient souffrir, on a pu le constater en les voyant avachi lors de la partie « visite en voiture ». Mon gendre travaillait et n’a pu se joindre à nous. Il sera libre un dimanche pour aller à la ferme aux crocodiles.

18 juillet

Internet est capable du meilleur comme du pire. Le meilleur ce jour puisque des photos de Muriel provenant d’un site américain ont été mises en ligne. Il s’agit d’un reportage pour Paris Match, réalisé par Jack Garofalo, datant du 27 juin 1968 pour la sortie du film « Le mois le plus beau ». Les évènements de mai nous auront privé ce beau reportage où j’apprends que Muriel à l’époque habitait à Boulogne Billancourt et non au 24 rue Pigalle. Elle devait être restée en bons termes avec Paris Match où elle fut secrétaire en 1960 à 17 ans, voulant à l’époque devenir journaliste.

Muriel est superbe, derrière une machine à écrire, dans sa chambre, sur son balcon, avec des lunettes qu’elle n’a jamais porté sur l’un des clichés, cela lui donne un air sérieux. Dans sa chambre, il y a un poster de Brigitte Bardot et l’affiche de son film. Elle est également prise au pied d’un cinéma parisien qui projette le long-métrage, l’affiche la surmontant. Sur son balcon, avec un arrosoir, elle est à l’œuvre devant des fleurs. Je réalise que personne n’a dû voir ces photos avant.

Comme elle me manque ! J’aurais dû vivre à son époque, la séduire, être son époux. Ma vie s’est gâchée quelque part même si je suis heureux de l’avoir connue par petit écran interposé.

Il n’empêche qu’elle garde encore des mystères, j’ai écrit dans « La vie, quelle gifle » qu’elle était passée de la villa de Renée Saint-Cyr à Grasse au 24 rue Jean-Baptiste Pigalle à Paris, c’est une erreur. Combien de secrets conserve-t-elle encore par-delà la mort ?

Paris, 20 juillet

C’est mon rendez-vous annuel au cimetière de Pantin. Je ne vais pas faire de la mauvaise littérature avec mon émotion. Je me suis demandé, après être resté de 15h00 à 17h30 devant la tombe que j’ai évidemment fleurie, si je reviendrais le lendemain. Après Pantin, je me rends au 24 rue Pigalle où tout a changé depuis ma dernière visite. J’ai voulu dîner dans un restaurant, mais à la vitesse où cet endroit se transforme, je me doute qu’elle n’a jamais mis les pieds dans celui que j’ai trouvé, 12 rue Blanche, à l’angle de la fin de sa rue, où je suis le seul client. Je ne voulais pas m’attarder le soir, à 19h47, je rentrais à mon hôtel Ibis. Nuit épouvantable, car le matelas est trop fin, et je n’ai qu’un tout petit oreiller. Ils ne me reverront pas. Dans ce restaurant, je n’ai pas retrouvé l’âme de Muriel et pourtant elle a vécu à deux pas de là pendant des années, a dû fouler ce trottoir des milliers de fois.

Par pudeur, je n’ai pas envie d’en dire plus, sinon que je n’ai pas retrouvé l’émotion qui m’avait submergée lors de ma première visite rue Pigalle le vendredi 27 juin 2008, avant un concert de Bruce Springsteen au Parc des Princes.

Le lendemain, fatigué, je trouve inutile de retourner à Pantin, et j’avance mon retour en changeant mon billet SNCF.

J’aurai beau fleurir cent fois ta tombe Muriel, cela ne changera rien à ma peine. Etre rue Pigalle ne m’a même pas ému. Je prévois durant les vacances, sans en être certain pour cause d’emploi du temps trop planifié, d’aller faire un tour à Lyon et de retourner 12 rue des Bournes et au 6 rue des trois rois.

Si je te retrouve, ce sera dans l’après-vie, pas dans ce bas monde. Tu es cependant, invisible, penchée sur mon épaule, pour me consoler et me soutenir. Je m’en doute, je le sais au fond de moi.

A l’hôtel Ibis, rien à la télé. C’est une soirée « Esprits criminels » sur la Une, je n’ai jamais regardé cette série, quatre épisodes sont programmés, j’arrête avec la télécommande après le troisième, cela suffit. De la très mauvaise télévision, violente. Des autopsies, des tueurs en série, bref, rien à voir.

Valence, 22 juillet

Il y a un concert gratuit de Charlélie Couture à Valence, pour avoir une bonne place, je suis arrivé très en avance, c’est la troisième fois que je le vois après deux concerts payants à Montélimar en 1992 et Portes-les-Valence en 2006.

Je n’aime pas les concerts gratuits, on est debout, mal placé, on se bouscule. Je trouve Charlélie en petite forme, il se fait tirer l’oreille (mais il le fait chaque fois) pour chanter à la fin « Comme un avion sans aile » qu’il n’interprète pas vraiment dans l’air, il a joué au piano le refrain au lieu de le chanter. Des gamins ont des baguettes fluorescentes. J’ai l’esprit ailleurs, je pense à Muriel, il ne faut pas s’en étonner. Avant Charlélie, il faut supporter la cacophonie d’un groupe de blues inconnu, « The Summer Rebellion ». On ne peut pas aimer James Horner et çà, ce bruit, cette musique dissonante. Ce chanteur leader prétentieux, canadien émigré à Bruxelles à la voix d’ogre. Je ne lui trouve guère de talent. A l’entracte, il annonce qu’il vend ses CD. Qu’il ne compte pas sur moi pour en acheter. En fait, j’ai aussi peu apprécié le concert gratuit de Couture que celui payant de Thiéfaine.

Je rentre chez moi fatigué et déçu. La première partie m’a énervé.

Je devrais être content car j’ai raté les concerts à guichets fermés de Charlélie à Lyon et Saint-Etienne en novembre dernier. Le concert n’a duré qu’une heure quinze minutes, et des gens sont partis au bout de cinq chansons, l’artiste a dû s’en rendre compte.

Viviers, 24 juillet

Je vais voir ma fille. Nous sommes obligés de rester à l’intérieur tant il fait chaud, mon petit-fils Lucas est chez son père. Mon gendre nous rejoint in-extremis pour pouvoir aller au restaurant, il travaille tard et dur. Il arrive à 21h45 et à Montélimar, les restaurants ne servent plus à 22h00.

Mon autre petit-fils est encore dans sa poussette. Ma fille explique que bientôt cela ne sera plus le cas, et que nous ne pourrons pendant un temps aller au restaurant.

Valence, 28 juillet

Je ne comprendrais jamais un public qui regarde et plébiscite « Camping Paradis ». J’ai repris le travail la veille après avoir fait un cauchemar où ma supérieure hiérarchique m’expliquait qu’en mon absence, le travail avait complètement changé. La canicule s’est arrêtée le 26, la veille du jour de ma reprise de travail. Samedi soir, d’un œil distrait, j’ai regardé pour faire plaisir à ma mère « Qui veut gagner des millions ? ».

30 juillet

Un rêve de Muriel, je voudrais en remplir les pages de ce journal, mais je ne vais pas les inventer. Celui-là était agréable, mais curieux. J’ai rêvé que des années 80 à sa mort, Muriel était revenue au théâtre, de l’underground. Je voudrais passer ma vie à rêver d’elle et ne plus me réveiller.

31 juillet

C’est exceptionnel, j’ai de nouveau rêvé de Muriel, cela fait deux nuits de suite, mais au réveil, je n’avais cette-fois aucun souvenir.

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Juin 2015

3 Mai 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 2015

2 juin

Chez le concurrent de mon revendeur télé, j’ai été commandé le seul appareil existant encore sur le marché qui soit compatible avec une prise peritel, de la marque LG. J’ai noté que cet autre commerçant n’était guère plus aimable que le précédent. Devoir vendre une technologie obsolète (avec peritel) ne le ravit pas. Il m’explique le fonctionnement ressemble un peu à celui d’un ordinateur, et me demande 54 euros pour venir l’installer et me montrer en une demi-heure comment m’en servir. Les choses sont mal parties avec lui aussi. Je ne serai pas client longtemps.

Ces gens-là ne semblent pas comprendre que je refuse de jeter un poste de télévision qui marche encore, et que je ne sois pas passé à l’écran plat. Mais mon poste date de 2004.

7 juin

Je venais de l’évoquer à propos de son anniversaire : Christopher Lee n’aura pas profité longtemps de son 93e anniversaire. Il est mort aujourd’hui de complications pulmonaires et d’une insuffisance cardiaque. Ceci dit, c’est un bel âge.

8 juin

Cinq ans déjà que Jean Ferrat nous as quitté ! Il a droit ce soir à un bel hommage sur France 3 présenté par Henry-Jean Servat. C’est quelqu’un dont j’attendais avec impatience les rares albums, espacés en général de cinq ans. Sa mort m’avait attristé, d’autant qu’à l’époque, j’espérais de nouvelles chansons. Le dernier vrai album date de 1991, « Dans la jungle ou dans le zoo », même si celui de 1995 deuxième volume des textes d’Aragon, très beau, l’empêchait d’aborder les questions d’actualité où il avait la plume féroce. En 2002, il était revenu chez Drucker présenter un faux « live », enregistré lors d’émissions télévisées, car durant ses années de scène, qu’il a quitté prématurément, il n’avait pas fait l’album en public. Voilà une soirée plein de nostalgie.

12 juin

Aujourd’hui, j’ai mon nouveau DVD recorder. Vendeur détestable, qui a regardé sa montre pour une demi-heure en me faisant remarquer qu’il dépassait le temps imparti. Voilà quelqu’un qui ne me reverra plus, parti sans m’expliquer toutes les fonctionnalités de l’appareil. J’ai dû télécharger sur Internet le mode d’emploi.

C’est un mauvais commerçant : 54 euros pour des explications à la va-vite, il fermera vite boutique, car je ne dois pas être le seul client traité ainsi. Il m’a recommandé d’économiser l’appareil car la durée de vie des DVD recorder est brève.

14 juin

Michel Drucker annonce la mort prochaine de Michel Delpech dont on n’avait plus de nouvelles depuis sa récidive du cancer : il ne sera plus là en septembre. Je trouve cette déclaration d’une terrible indécence. Je déteste depuis longtemps Michel Drucker.

16 juin

Mon ophtalmologue que j’ai vu en 2013 devait me faire du laser. Il s’est contenté de me changer mes lunettes. Lorsqu’il m’a dit « prochaine visite dans trois ans », il ne peut savoir le plaisir qu’il m’a fait. J’aime autant les ophtalmologues que les dentistes !

22 juin

A Télé Matin, sur France 2, que je regarde avant de partir au travail, j’apprends une terrible nouvelle : James Horner, le compositeur de « Titanic », vient de se tuer accidentellement dans un de ses avions personnels.

La plupart de mes compositeurs de cinéma ont passé l’arme à gauche : John Barry, Jerry Goldsmith, et dans ceux qui restent, James Horner occupait une place de choix, j’ai d’ailleurs beaucoup de CD de lui. On venait de lui rejeter la partition pour le film « Roméo et Juliette ». Il y a d’autres compositeurs que j’aime : Alan Silvestri, Marco Beltrami, Hans Zimmer, Bruce Broughton, Michael Giacchino, Danny Elfman, Christopher Young, Brian Tyler, David Arnold, mais Horner était nettement au-dessus du lot.

Il faisait partie de ceux que j’aurais aimé voir en concert. Je trouve que pour le monde de la musique et du cinéma, c’est une nouvelle terrible et irréparable, Silvestri étant inégal, capable du meilleur comme du pire, Broughton trop rare, et Zimmer toujours dans le même registre tambours et percussions sans plus aucune mélodie.

Je mesure là la différence avec la disparition de Demis Roussos et Richard Anthony qui eux n’aurait plus sorti de disques. Horner en sortait parfois sept par an, ce qui explique que je suis loin de tout avoir de lui. Ce n’est pas une perte affective, comme Muriel Baptiste, mais artistique.

Horner a fait « Jeux de guerre », « En pleine tempête », « Apollo 13 », « Star Trek II, la colère de khan », « Légende d’automne », « Cocoon », « Avatar », « Mon ami Joe », « Chéri, j’ai rétréci les gosses », « Au nom de la rose », « Aliens », « Brainstorm ». C’est une perte immense je le répète, car il n’y a que Jerry Goldsmith, décédé, qui peut aligner autant de chef d’œuvres, John Barry ayant pris la malheureuse habitude de s’auto plagier et de refaire toujours des scores du même style.

Il est la veine d’Ennio Morricone, de John Williams (« Star wars », « Les aventuriers de l’arche perdue », « Les dents de la mer ») et selon moi nettement supérieur à Michel Legrand.

On le présente comme le compositeur du « Titanic » et la voix de Céline Dion résonne beaucoup ce 22 juin. Encore une fois, celui que France Télévisions appelle « Le Michel Legrand américain » ( !) n’est pas Muriel Baptiste, je ne vais pas pleurer, mais il mérite dans ce journal que je m’y attarde, car c’est un immense compositeur.

On a déjà perdu Michael Kamen jeune (55 ans en 2003), Goldsmith qui composait à la vitesse de la musique si j’ose dire étant plus âgé, emporté par un cancer en 2004 à 75 ans. La vie n’est pas juste, car Horner comme Kamen apportaient beaucoup au septième art avec leurs partitions.

2015 est une année de merde. Elle a commencé par la mort de Pino Daniele et les attentats de Charlie Hebdo, c’est le vingtième et bien triste anniversaire de la mort de la femme que j’aime le plus au monde, Muriel, et avec la mort plus qu’inattendue de James Horner, on peut la qualifier d’année noire.

Il me reste à espérer que Silvestri, Broughton, Beltrami, Giacchino et les autres survivants se surpasseront. Je ne crois pas trop à Hans Zimmer et sa nouvelle conception de la musique de film qui relève trop des percussions au risque de nous rendre sourd, et puis il ne fait pas de mélodies. Roi d’Hollywood, il a beaucoup de détracteurs. On reprochait à Horner de piller le répertoire de la musique classique, mais au moins l’assumait-t-il et ravissait-il nos oreilles, pour des films qui, je l’accorde, ne le méritaient pas la plupart du temps, le cinéma pop corn américain.

25 juin

Patrick Macnee, le John Steed de « Chapeau melon et bottes de cuir », s’en est allé sur la pointe des pieds. Comme pour Christopher Lee, il aura une belle vie et atteint un bel âge, et sa mort ne me révolte pas comme celle de James Horner. Il faut, je le crains, dans les années qui viennent, s’attendre à perdre nos aînés, Roger Moore, Sean Connery, Diana Rigg. Nul n’est éternel, et nous n’atteindrons peut être pas leur âge.

On nous bassine avec la grève des taxis, ils sont chers, pas aimables, je les utilise chaque année pour aller à Pantin sur la tombe de Muriel, je sais de quoi je parle.

29 juin

J’ai rêvé de Muriel cette nuit, elle était plus âgée que les dernières photos. Elle venait dans un commissariat genre celui de Navarro. Une journée qui commence par un rêve de Muriel ne peut être mauvaise.

30 juin

Ma fille n’avait plus de connexion Internet depuis quelque temps, c’est réparé. Me voilà soulagé car cela ne facilitait pas les contacts.

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Mai 2015

3 Mai 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 2015

1er mai

Presque personne au défilé de la CGT. Signe avant coureur du déclin de ce syndicat dans la population française. J’avais participé à l’organisation, et l’évènement ne fut pas à la hauteur de l’attente.

4 mai

Via mon blog, j’ai reçu un mail de la nièce de Muriel Baptiste, mais elle ne m’a pas répondu ensuite, de sorte que j’ignore si c’est un canular ou un message authentique.

8 mai

J’apprends que si je refuse d’être juré, il m’en coûtera une amende de 3785 euros. A ce prix-là, peu de gens doivent refuser.

11 mai

Contrôle technique biannuel de ma Clio de 2001 qui cette fois-ci a bien failli être recalée. Je crains le pire pour 2017.

16 mai

C’est le baptême républicain de mes petits enfants à la mairie de Valence. Ma mère ne participe, transportée en ambulance, qu’à la cérémonie en mairie, mais pas au repas qui a lieu à Romans.

Le repas était copieux : entrée velouté de courgette aux crevettes, puis canard avec pomme de terre, carottes et un autre accompagnement, ensuite dessert, puis pièce montée, nous avons payé 17 euros le repas, à ce prix là on ne trouve rien à Valence de comparable.

18 mai

Très belle émission sur France 3 : « La vie secrète des chansons ». André Manoukian interroge Charles Aznavour, France Gall et plein d’autres bons artistes sur des chansons qui cachent une histoire intime, comme « Ma déclaration » de France Gall. Les bonnes émissions en 2015 sont rares, autant en profiter, le reste du temps, je regarde des DVD.

21 mai

J’ai rêvé à Muriel Baptiste cette nuit, et me sens apaisé le matin. Les rêves d’elle sont rares.

23 mai

Visite de ma fille avec mon Lucas mon petit-fils venu passé un examen chez un ophtalmologue de Valence. Arrivés à midi dix, ils sont repartis à trois heures, les moments de bonheur sont toujours trop courts.

Le concours Eurovision de la chanson est de plus en plus déplorable et l’absence de Nek, le candidat italien éliminé par le groupe « Il volo » se fait sentir. Il y a un an, je regardais le concours avec ma fille à Tulle et c’est Emma Marrone qui représentait l’Italie. La soirée de ce soir est sans intérêt.

27 mai

Ma mère et Christopher Lee sont nés le même jour la même année : le 27 mai 1922. Ils fêtent leur 93e anniversaire. Christopher Lee continue sa carrière, je l’ai vu récemment dans la saga « Le Hobbit ». Même s’il n’a évidemment plus la forme de Scaramanga, l’homme au pistolet d’or ou la fougue du comte Dracula. J’ai commencé à être fan de ce comédien en le voyant en robot effrayant dans l’épisode de « Chapeau melon et bottes de cuir » : « Interférences », et par la suite, j’ai souvent été voir ses films au cinéma, dont certains qui ne le méritaient pas.

J’ai acheté deux gâteaux et une petite bouteille de Kriter pour fêter l’anniversaire de ma mère.

29 mai

Mon DVD Recorder combiné VHS/DVD, dont seule la partie DVD fonctionne encore, donne des signes de faiblesse. Ce jour, le disque dur était plein, j’avais gardé (mais heureusement gravé) « Les rois maudits » en version remasterisée enregistrée sur la chaîne Histoire, et les épisodes de « NCIS Nouvelle Orléans ».

30 mai

Mon magasin de télévision (je n’achète pas en grande surface) a envoyé l’un des deux patrons avec un nouveau lecteur graveur DVD/Blu Ray, pour 600 euros, mais quand il a vu que j’avais un poste à tube cathodique, pas un écran plat, il a fait une moue impolie qui ne m’a pas échappée. Il peut dire qu’il a perdu un client. Il m’a dit que je devais changer de poste de télévision, que plus personne ne se trouve comme moi dans la situation de ne pas avoir d’écran plat. Il est reparti dégoûté avec son appareil sous le bras. Il n’y a pas de solution selon lui, car les prises péritel ne sont plus fabriquées sur aucun appareil. Je suis bien embêté pour enregistrer la série avec Bakula, voire tout autre programme télévisé.

Je vais m’adresser à un autre magasin. Sur Internet, je vois que l’on trouve des postes de télévision écran plat à 179 euros, mais je n’ai pas envie de change le mien qui fonctionne toujours. Il va me falloir démarcher un concurrent de mon revendeur pour trouver un dvd recorder compatible avec ma télévision. C’est une contrariété dont je me serai bien passée.

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Avril 2015

2 Mai 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 2015

4 avril

François Valéry après des années d’absence a sorti un album exceptionnel, mais aux « Années bonheur » de Patrick Sébastien, on lui fait chanter ses tubes du passé et seulement une bribe de « Nos DJ’s font danser le monde ». Ce n’est pas ainsi qu’il fera reparler de lui et que les gens achèteront son disque. Jeane Manson, qui me laisse indifférent, a déclaré récemment dans la presse avoir sorti un nouvel album et n’avoir trouvé aucune maison de disque pour le sortir.

Je regrette presque d’avoir pris un billet de concert pour voir et entendre une énième fois Hubert-Félix Thiéfaine qui a pris de l’âge, n’a plus de dynamisme des années 80-90 et surtout a changé de public. Ce sera le 18 avril que je ne languis pas.

9 avril

Grève et manifestation à Valence. A l’initiative de la seule CGT. Nous sommes très peu nombreux et à mon avis, c’est contreproductif. FO ne s’est pas jointe à nous et nous prouvons notre faiblesse.

10 avril

J’ai désormais rendez-vous chaque vendredi avec deux épisodes de « NCIS Nouvelle-Orléans », série intéressante par la présence de Scott Bakula.

13 avril

Sur D17, une chaîne du câble, je regarde, bien longtemps après la mort de Bruno Cremer, sa version de « Maigret ». Je décroche en général rapidement, car cette adaptation, à la différence de celle avec Jean Richard, n’est pas trop portée sur le genre policier. Cela ressemble aux films de Claude Chabrol, une violente critique de la bourgeoisie des années 50. Ce sont des reconstitutions d’époque, avec des Citroën Traction Avant.

On touche le problème des adaptations fidèles : la version Jean Richard était certainement éloignée des romans de Georges Simenon, mais me convenait. Il en est de même pour Arsène Lupin et James Bond. Je parle du Lupin de Georges Descrières. Depuis l’arrivée de Daniel Craig en 2006 et le retour aux sources des romans, avec un héros dur et sans humour, je trouve que le charme et rompu. Romans et films sont deux choses différentes.

On peut se poser la question pourquoi je m’obstine à regarder les Maigret/Cremer. En fait, à chaque fois, je pense que je vais aimer et je suis déçu. D’autre part, j’appréciais bien, en tant que comédien, Bruno Cremer, dont ce fut le dernier rôle. Il y a même un épisode, qui fut son tout dernier tournage, cinq ans avant sa mort, dans lequel il dû être doublé car le cancer avait rendu sa voix inaudible.

Signe évident de la prochaine disparition du support CD musical, les boîtiers de remplacement, lorsqu’ils sont cassés, chose qui se produit souvent quand on les commande par la poste, ne se vendent plus en magasin. Il faut les chercher sur Internet.

Moi qui collectionne les disques, le jour où seule la musique digitale demeure, je m’arrêterai. Pour le moment, j’ai en vinyle et surtout en CD de quoi remplir une pièce entière de mon appartement.

17 avril

Les faits divers font la une de l’actualité, et c’est le cas du meurtre de la petite Chloé, disparue depuis plusieurs jours. Il a quarante ans, l’assassin, que l’on vient d’arrêter, aurait eu droit à la guillotine. Mais c’est la façon dont les journaux télévisés exploitent les faits divers tragiques qui me dérange, cela devient un spectacle. Triste époque.

18 avril

J’ai vu la dernière fois HF Thiéfaine en concert en 2012, et il me semble qu’en trois ans, il a énormément changé, pris un coup de vieux. Ce chanteur, qui était un marginal et un rebelle, à l’image de son public qui fumait des joints (quelle odeur désagréable lors de ses concerts, pouah !) s’est assagi et aseptisé. Je reviens déçu, mais je le savais d’avance. Il était fan de Léo Ferré, de Johnny Cash et vivait en marge des médias, remplissant ses concerts par le bouche à oreille. Je l’ai vu la première fois en 1988, puis régulièrement tous les 3 ans environ. Depuis sa victoire de la musique, il n’y a plus rien de « transgressif » chez lui. On ne l’a quasiment jamais vu à la télévision pendant des décennies, et désormais, il fait partie du système.

19 avril

Richard Anthony est mort. Il fut ma première idole lorsque j’avais trois ou quatre ans et ce jusqu’au « Sirop Typhon ». C’est avec lui que j’ai commencé à collectionner des disques, des 45 tours. Je le savais malade, il avait eu un cancer en 2010, du côlon, et finalement il s’est généralisé.

De lui, je n’attendais plus de disques, d’ailleurs, il n’enregistrait plus depuis des années. C’est une page qui se tourne. Je fus déçu, jeune, en le voyant sur scène, je le trouvais (cela devait se passer en 1965 environ) plus « épais » que sur ses pochettes. Par la suite, il a connu une éclipse, et quand il est revenu en 1975 avec son tube « Amoureux de ma femme », je n’ai plus été fan.

Ces dernières années, il participait, avec d’anciennes gloires de la chanson, aux tournées « Age tendre et têtes de bois ». J’ai gardé ses 45 tours de mon enfance, dont le tout premier acheté, « J’entends siffler le train », j’en ai usé deux enfants, le premier s’étant rayé à force de l’écouter.

Même s’il a beaucoup compté dans ma jeunesse, sa disparition m’attriste moins que celle de Pino Daniele, pour la raison que ce dernier n’avait pas terminé son œuvre.

On constate que Muriel, dont je suis fan depuis 1967, n’a pas connu cette érosion d’affection que j’ai pour le chanteur de « C’est ma fête » et « A présent tu peux t’en aller ». Richard Anthony n’était pas Brassens et ne restera pas dans l’histoire de la chanson française à part comme l’un des phénomènes yéyé. Ils se mettent à partir les uns après les autres, trois déjà cette année en comptant Demis Roussos, les chanteurs de ma discothèque. Cela me renvoie à ma propre avancée en âge, pour l’instant pas dramatique. Même si les années sont là. Concept que l’on peut voir à double tranchant car tant de gens partent tôt de nos jours, frappés notamment par le cancer.

25 avril

Pour ma génération, le 25 avril a longtemps été le jour anniversaire de la mort de Mike Brant, dans les années 2000 encore, on sortait des compilations. Je suis surpris que pour les 40 ans de sa disparition, il n’ait droit à rien si ce n’est à une reprise de ses chansons par Amaury Vassili.

L’oubli commence à faire son œuvre, il aura été plus long à venir que pour Muriel Baptiste.

29 avril

Deuxième film vu avec mon petit fils : « En route » (« Home » aux USA), et une bonne journée en famille. J’ai eu une bonne idée de l’emmener au cinéma, ma fille ne peut pas, enfin pas souvent, en raison de mon autre petit fils.

Après la séance de cinéma, ma fille est venue nous chercher, nous avons pu aller chez un disquaire où j’ai acheté, à bas prix, quelques 33t vinyles. Tour de manège, pot pris en terrasse dans un café, c’est la joie de l’ambiance en famille.

J’ai quand même trouvé que « En route » était un peu violent pour un dessin animé, mais bon…

Lors de la visite au disquaire, Lucas a accidentellement brisé une glace qui était à vendre, la propriétaire n’a pas fait d’histoires, mais mon petit fils a eu très peur. Ma fille a proposé de payer la glace, mais la vendeuse n’a pas accepté.

J’ai vu Jacques Chirac le soir à la télé en rentrant chez moi, il fait peine à voir, a du mal à se déplacer et n’est plus que l’ombre de lui-même.

Au courrier, une lettre m’indiquant que je risque être tiré au sort comme juré d’assises pour l’année 2016, j’ai été tiré au sort sur les listes électorales. Voilà une nouvelle qui ne me fait pas plaisir.

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Mars 2015

1 Mai 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #JOURNAL 2015

3 mars

Conséquences des attentats de Charlie Hebdo, la police est présente à la mairie de Valence, il faut montrer patte blanche pour y entrer faire la moindre formalité administrative. Le climat n’est vraiment pas à la détente, je n’ai jamais vu la mairie de Valence comme cela.

6 mars

J’ai reçu le cd de Nek « Prima di parlare », qui comporte le hit de San Remo, « Fatti avanti amore », et cela passe en boucle sur ma platine.

13 mars

Je suis inquiet m’étant trouvé une excroissance de chair bizarre, mais visiblement, cela ne préoccupe pas mon médecin traitant qui ne m’a donné rendez-vous que lundi à 17 heures. Il faudra sans doute que je consulte un dermatologue.

On nous rabat tellement les oreilles avec les cancers de la peau que l’on en voit partout.

Le spectacle des Enfoirés pour les restos du cœur sont de plus en plus pathétiques. Qui arrêtera ce massacre ? Je me fiche de savoir que c’est pour une bonne cause, artistiquement c’est d’une nullité affligeante. Il est pitoyable que Jean-Jacques Goldman cautionne cela. Il ne sort plus d’albums depuis 2001, avec l’album « Chansons pour les pieds », mais croit-il servir la musique avec ces shows chantés faux par des comédiens pour la plupart ?

14 mars

Quel hommage catastrophique Drucker a voulu rendre à Jean Ferrat en faisant interpréter ses chansons par la nouvelle génération. Une catastrophe.

15 mars

Visite de ma fille pour ma fête, dans deux jours, la Saint Patrick. Elle m’a offert deux livres : une biographie d’Eric Clapton et un beau livre sur le tournage du James Bond « Quantum of solace ».

En lisant la presse, j’apprends que le cancer de Michel Delpech a récidivé, il pense qu’il va s’en sortir, mais qu’il ne pourra plus chanter. Triste.

16 mars

Le mélanome et la consultation chez un dermatologue seront pour une prochaine fois : le généraliste me dit que j’ai un pendulum. Une tumeur bénigne, rien à craindre. Le médecin était un brin moqueur devant mes craintes.

22 mars

Elections départementales, personne au bureau de vote, les français se dépassionnent de la politique à un point vertigineux. J’attendais un raz de marée FN après les attentats de Charlie Hebdo, ce n’est pas le cas.

Montélimar, 25 mars

J’emmène pour la première fois mon petit-fils au cinéma, le film s’intitule « Les nouveaux héros », c’est ma fille qui nous a déposés devant le cinéma, nous évitant de chercher une place de parking.

C’est une production Disney qui utilise des personnages de Marvel. Je trouve cela un peu violent pour un enfant de presque de sept ans et demi. C’est Henry Jackman qui a composé la musique, l’auteur de « Captain America, le soldat de l’hiver ».

En cette saison encore frisquette, le choix d’aller au cinéma est un moyen de distraire mon petit fils assez opportun. Et puis cela créée une complicité, nous irons voir d’autres films au cinéma.

Je me sens très fier et heureux dans mon rôle de grand-père. J’en profite car je sais que le temps passe vite, je l’ai constaté avec ma fille.

Valence, 27 mars

Il est rare que je dise du bien des séries télévisées d’aujourd’hui, mais Scott Bakula, depuis « Code Quantum », est capable de me faire regarder tout ce qu’il fait. Sa nouvelle série policière, « NCIS Nouvelle Orléans » permet de le retrouver, enfin, elle ne commence que vendredi prochain, là nous le voyons dans le pilote qui est intégré à la franchise « NCIS » que je n’ai jamais regardée avant qu’il n’y figure.

29 mars

Encore moins de monde au bureau de vote que la semaine dernière, il ne reste que deux candidats en lice. Ceux qui tiennent le bureau de vote doivent trouver la journée longue.

Le soir, comme chaque dimanche, je regarde des DVD de Muriel Baptiste.

31 mars

Il fait 24 degrés à Valence. Le mois de mars a filé trop vite. Où est celui de 1973 ? Au fond, les saisons et les années qui défilent n’ont plus d’importance.

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