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Fans de Muriel Baptiste

Articles avec #la jeune yvette baptiste tag

MURIEL EN 1952 A 8 ANS

2 Juin 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #LA JEUNE YVETTE BAPTISTE

Voici une photo de classe de Muriel Baptiste qui a été prise en 1952. Elle se trouve au premier rang, j'avoue ne pas la reconnaître.

MURIEL EN 1952 A 8 ANS
MURIEL EN 1952 A 8 ANS
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Samedi 16 Septembre 1950

12 Octobre 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #LA JEUNE YVETTE BAPTISTE

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LA JEUNE YVETTE BAPTISTE – 10

SAMEDI 16 SEPTEMBRE 1950

Sainte Edith

L’ogre a mangé le petit poucet.  Des forêts de monstres verts gluants tournaient autour de l’ogre. Puis Yvette se réveilla, ce n’était qu’un cauchemar.

Son seul contact avec le monde extérieur allait être pour longtemps cette fenêtre du Parish Hospital  de Stoke on Trent qui donnait sur une cour intérieure où se trouvait le garage des ambulances. La lumière y pénétrait abondamment. Parfois, un oiseau venait tenir compagnie à l’enfant de l’autre côté de la fenêtre.

 

Yvette n’était pas entièrement tirée d’affaire, et sa tante Philomène n’avait pu la voir.  Elle commençait bien mal cette année scolaire.  Sa mère, Mireille, ne devait jamais traverser la Manche pour venir la voir.

 

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La jeune Yvette Baptiste - 9

2 Octobre 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #LA JEUNE YVETTE BAPTISTE

VENDREDI 15 SEPTEMBRE 1950

ST ALBIN

 

Contre la mort, au cours de son existence, Muriel Baptiste devait gagner bien des victoires, mais perdre la guerre à 52 ans. Elle la frôla en 1950 et en 1964, la première fois involontairement. Je ne compte pas sa chute de cheval lui projetant la tête contre une pierre qui faillit lui être fatale sur un tournage en 1966.

Mais revenons à cette méchante appendicite. Muriel s’appelle encore Yvette et n’a que sept ans.

L’ambulance  déposa la petite fille à l’hôpital, mais ce qui se profilait comme une appendicite était en fait déjà une péritonite, et en ces temps reculés, on ne sortait pas de l’hôpital le jour où l’on y était entré.

 

Un long séjour peu agréable attendait Yvette dans l’hôpital, où les seules visites seraient celles de sa tante Philo. Le chirurgien allait la sortir de sa mauvaise passe mais en lui laissant une cicatrice qui rendrait réticente, bien des années plus tard, l’actrice Muriel de montrer son corps.

 

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La jeune Yvette Baptiste - 8

30 Septembre 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #LA JEUNE YVETTE BAPTISTE

LA JEUNE YVETTE BAPTISTE – 8

Jeudi 14 septembre 1950

Exaltation de la Sainte Croix

 

Ce matin-là, Yvette, sept ans, notre future Muriel Baptiste des « Rois maudits », ressentit des crampes d’estomac, des douleurs violentes sur le côté droit. Elle s’assit dans son lit dans le dortoir et il lui sembla qu’elle allait mieux. Mais en se levant, la douleur revint et se fit lancinante.

Quand elle alla faire sa toilette, Beryl remarqua qu’Yvette était pliée en deux, se retenant au lavabo. Elle comprit que quelque chose clochait. Mais Beryl fut gentiment bousculée par Angela et ne vit plus la jeune française ensuite.

En cours avec Sœur Jessica, Yvette qui s’était habillée avec sa jupe bleue marine et sa chemise blanche, leva le doigt pour aller aux toilettes. Pourtant, la doctoresse (Mme Andrew) venait de lui faire une visite médicale vendredi dernier. L’institutrice comprit que l’enfant était malade en la voyant marcher. Elle l’envoya aussitôt au docteur Andrew. Le diagnostic fut instantané : une crise d’appendicite.

 

Peu de temps après, Yvette était dans l’ambulance Bedford que le docteur Andrew avait appelé en direction de l’hôpital de Stoke on Trent.

 

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La jeune Yvette Baptiste - 7

26 Septembre 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #LA JEUNE YVETTE BAPTISTE

La jeune Yvette Baptiste – 7

Mercredi 13 septembre 1950

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La jeune fille en classe de sciences naturelles est perdue dans la contemplation d’oiseaux dessinés sur des planches. Son institutrice, Sir Jessica, détaille avec une règle dirigée sur les planches les ailes des oiseaux.

Yvette aime bien regarder les oiseaux seule derrière la fenêtre du pensionnat. Elle voudrait être comme eux, voler et s’enfuir au loin, dominer le monde de leur hauteur.

Loin de la future Muriel Baptiste, sa fille qu’elle a oubliée, Mireille Meunier , standardiste à Paris chez Citroën, regarde le calendrier. Tout en portant une cigarette à sa bouche, elle note mentalement pour l’oublier aussitôt après que le soleil s’est levé ou devait se lever à 05h25 et doit se coucher à 18h08.

Philomène, à Stroke on Trent, est allée s’acheter des gants en ville. L’hiver est froid en Angleterre.

 

Yvette a remarqué la couverture d’un livre à la bibliothèque et voudrait bien l’emprunter. Il s’agit de « Treasure Island » de Robert Louis Stevenson.

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La jeune Yvette Baptiste - 6

25 Septembre 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #LA JEUNE YVETTE BAPTISTE

La jeune Yvette Baptiste – 6

Mardi 12 septembre 1950

 

Yvette travaillait du lundi matin au samedi à 17h. Elle n’avait pas droit, comme les écoliers français au jeudi.  Elle se sentait frustrée.

Tante Philo lui disait qu’elle aurait un avantage sur les petites françaises : Elle saurait parler anglais. Cela ne consolait pas Yvette qui aurait préféré être en France.

En plus des cours d’anglais, de mathématiques, d’histoire, de géographie, de sciences naturelles, Yvette apprenait le français par correspondance, sous la tutelle bienveillante de Sœur Clara. Elle l’aidait pour les devoirs le soir.

Les petits déjeuners se composaient de galettes de pommes de terre, de toasts à la marmelade ou avec du beurre, des œufs et du bacon frit.

 

Elle l’ignorait, mais Tante Philo écrivait à sa sœur et lui donnait des nouvelles de sa fille. Mireille était donc parfaitement au courant, mais il semblait à Philo que sa sœur ne s’occupait que de ses problèmes de divorce.

 

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La jeune Yvette Baptiste - 5

24 Septembre 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #LA JEUNE YVETTE BAPTISTE

LA JEUNE YVETTE BAPTISTE – 5

Lundi 11 septembre 1950

Beryl a raconté à Yvette comment l’Angleterre se reconstruit. Elle n’en a pas de souvenirs mais son papa lui a expliqué que des bombes avaient dévasté l’entier pays suite à une guerre. Beryl sait que c’est avec les allemands mais plus au juste quand.

Notre petite française participe à une sortie scolaire à Stoke on Trent. Sœur Jessica a une ford Anglia E04A.  C’est bien plus petit et moins joli que les Traction avant Citroên françaises dont elle a le souvenir. Mais la jeune Yvette tant bien que mal se fait à ce pays qu’on lui impose. Yvette est fière d’être montée dans la Ford de sœur Jessica, tandis que les autres élèves étaient dans l’autocar. L’enfant réalise que le pensionnat n’est pas une prison mais que l’on en sort quelquefois.

Yvette n’attend qu’une chose : devenir adulte et pouvoir choisir son destin et son pays. Pouvoir décider tout seule où elle vivra et ce sera en France.

 

Epuisée avec la sortie en ville, la petite fille ne tardera pas à dormir dès que la lumière du dortoir sera éteinte.

 

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La jeune Yvette Baptiste - 4

23 Septembre 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #LA JEUNE YVETTE BAPTISTE

La jeune Yvette Baptiste – 4

Dimanche 10 septembre 1950

Ses copines sont pour la plupart parties, et il ne reste que peu de pensionnaires ce dimanche à St Mary. Yvette s’ennuie. Il fait froid et le brouillard a gâché la journée dès le matin. La veille, l’après-midi vers 17h, des parents sont venus chercher plusieurs petites filles.

Heureusement, Yvette aime bien Sœur Jessica. Celle-ci parle bien français, c’est ce qui a rapproché la petite fille de la religieuse.

 

Yvette a cherché comment elle pourrait s’appeler, et voudrait un autre prénom français : Jeanne, comme Jeanne d’Arc,  Hélène comme Hélène Boucher la grande aviatrice française, Emma comme le second prénom de sa grand-mère Yvonne, Mireille, comme sa mère. Et puis au hasard de son imagination, Yvette pense à un autre prénom qu’elle aimerait porter : Muriel.

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La jeune Yvette Baptiste - 3

22 Septembre 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #LA JEUNE YVETTE BAPTISTE

 

Samedi  9 septembre 1950

Journée de gymnastique aujourd’hui. Yvette aime cela, et la langue n’est plus un obstacle face aux petites copines anglaises.

Ruby, Beryl, Angela et Glenda sont de rudes concurrentes, mais Yvette s’en tire bien. A la course, elle arrive première devant Angela. Lorsqu’il s’agit de monter à la corde, elle est deuxième. Yvette attend l’hiver espérant faire du patin. Elle se voit aussi déjà danseuse. Tante Philo lui a promis de penser sérieusement de la scolariser à Douvres où elle pourra apprendre la danse classique, mais ce ne sera pas avant trois ans.

Yvette se voit déjà petit rat de l’Opéra en France, à Paris. Pour l’heure, après le cours de gym, elle lit The famous five d’Enid Blyton. Cette histoire d’aventures la fait rêver. Yvette est une rêveuse. Elle se voit aventurière. Le sera-t-elle plus tard ?

 

Sœur Jessica et Sœur Clara battent le rappel pour les petites écolières rejoignent la cantine. Il est midi.

 

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La jeune Yvette Baptiste - 2

20 Septembre 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #LA JEUNE YVETTE BAPTISTE

LA JEUNE YVETTE BAPTISTE – 2

Vendredi 8 septembre 1950

La petite française passe la visite médicale. Le docteur Andrew, une femme d’une cinquantaine d’années, la mesure, la pèse, et après quelques examens lui dit que tout va bien. Yvette voudrait bien lui dire qu’elle fait des cauchemars et a des angoisses nocturnes, mais déjà le médecin appelle l’élève suivante. Yvette n’a pas osé parler de ses rêves à Tante Philomène. Le ciel est gris au-dessus de Sainte Mary, et la petite fille voyant les nuages s’amonceler devine qu’il va pleuvoir.

Elle ne s’est pas trompée. La cour de récréation est balayée bientôt par des torrents d’eau. Personne ne pourra sortir aujourd’hui. Sœur Jessica fait une remarque dans la classe à la jeune française qui est toute songeuse, pensant qu’il pleut toujours dans ce pays là qui n’est pas le sien et qu’elle n’a pas choisi. Elle rêve de retrouver la France.

Yvette ne comprend pas toujours tout ce que dit Sœur Jessica qui parle trop rapidement cette langue dans laquelle tout le monde s’exprime ici. Lorsqu’elle pense, Yvette comprend qu’elle pense en français, que ses réflexions de petite fille de sept ans se portent toujours au-delà de la Manche et dans la langue de là bas, sa langue maternelle.

 

Beryl voudrait jouer avec  elle avant que la lumière du dortoir soit éteinte, mais Yvette n’en a pas envie. Comme elle n’a pas envie de dormir, car elle sait qu’elle va retrouver ses angoisses nocturnes.

 

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