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Fans de Muriel Baptiste

Articles avec #la vie de muriel tag

Si belle et si malheureuse

12 Juin 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #LA VIE DE MURIEL

Muriel Baptiste aura marqué toute une génération de téléspectateurs avec ses rôles dans "La Princesse du rail" et "Les Rois maudits", et était l'une des plus belles (pour moi la plus belle) comédiennes de son époque. 

Pourtant, elle est bien mal partie dans la vie, avec le divorce de ses parents, une mère qui ne s'est pas occupée d'elle, des angoisses nocturnes (depuis son enfance en pension, elle était somnanbule et avait peur de se réveiller dans le noir).

Son mal-être surgit alors qu'elle devient une comédienne populaire, elle provoque des problèmes sur les tournages et des jalousies de comédiennes, n'a jamais vécu en couple ni eu d'enfants. A l'époque où elle aurait pu en avoir un, elle était trop occupée par son métier, et ensuite, pour des raisons de santé, c'était trop tard.

Cette si belle et gentille actrice, qui n'a sans doute pas saisi à quel point le public l'aimait , fumait beaucoup trop et s'est détruite en finissant sa vie alcoolique.

Lorsqu'elle est choisie pour devenir Annunciata, la princesse du rail, elle est une croqueuse d'hommes passant des bras d'un jeune homme à un autre, selon Henri Spade. Mais ce n'est que son "son de cloche", car il n'a pas apprécié son comportement sur le plateau de "La Princesse du rail".

Instable, jugée fantasque, sa meilleure amie (pour un temps), Annie Sinigalia,  ne trouve aucune différence entre ce qu'elle était au quotidien et la déchéance de Marguerite de Bourgogne, son personnage, dans "Les Rois maudits". Mais Annie a vite quitté Muriel et leur amitié n'a pas duré des décennies.

Douce princesse des nuages, reine de mes rêveries, tu es gravée à jamais dans mon coeur. Puisses-tu avoir trouvé là où tu es la lumière que tu n'as pas trouvé sur terre.

 

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Muriel en décembre 1978

4 Juin 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #LA VIE DE MURIEL

J'ai un jour reçu le message suivant d'un certain "Redboard".

"En décembre 1978 j'ai rencontré muriel. A l'époque ma compagne d'alors travaillait à la SFP et elles s'étaient rencontrées sur un tournage. Nous avons dîné ensemble tous les trois. Au début cela était un peu intimidant mais marquant, la preuve cela fait maintenant 30 ans et je me rappelle encore de son rire. Le souvenir que j'ai gardé d'elle (évidement pas de photos dédicacées) est de quelqu'un de très fantasque et volubile, parlant de tout très vite. Dans ces temps reculés nous habitions rue Pigalle pas très loin l'un de l'autre. Néanmoins je ne l'ai jamais plus rencontrée".

Me rendant souvent à Paris, j'ai un jour rencontré cet homme, qui n'a pas décliné son identité, ni celle de sa compagne de l'époque. Nous avons pris un verre au bar situé 1 avenue du cimetière parisien. Il m'a parlé d'une autre anecdote, mais concernant Maurice Biraud, qui n'a rien à voir avec ce blog, et que je ne relaterai pas. 

 

Je me suis abstenu dans mes livres de mentionner ce témoignage. Tout d'abord parce-qu'il ne nous apprend pas grand chose. En face à face, sur Muriel, il ne m'a rien dit d'autre, sinon qu'il pouvait s'être trompé de mois, et la rencontre aurait alors eu lieu en novembre (et non décembre). Il m'a précisé que l'amie inconnue de Muriel (son ex-compagne) percevait parfois un salaire assez important quand elle travaillait, bien supérieur au sien. Mais il ne parlait pas des finances de Muriel, dont je pense il ne savait rien.
 
Je dois dire que je n'étais pas de la meilleure humeur qui puisse être, car il m'a téléphoné en me disant qu'il m'attendait à la sortie du cimetière sans préciser si c'était l'avenue du Général Leclerc ou l'autre entrée, de sorte que j'ai fait tout le trajet à pied. C'est le plus grand cimetière de la capitale.
 
Je trouve dommage que ce "Redboard", dont je n'avais qu'une adresse mail et un numéro de portable, n'ai pas voulu en dire plus. Sur le dîner, il m'a seulement dit qu'il s'étaient tous trois (Muriel, sa compagne et lui) assis par terre ou mis en tailleur, et si je me souviens bien, car je n'ai pas pris de notes sous son nez, ils ont mangé chinois.
 
"Fantasque et volubile", voilà ce dont il se souvient de Muriel. A partir de 1974, les gens à l'avoir rencontrée sont rares. Et dans le cas présent, au fond, Redboard ne nous apprend pas grand chose. Je n'ai rien dit en le rencontrant, et il n'a pas fait allusion à une quelconque maladie ou prise de poids de Muriel. Cette rencontre remonte maintenant à plusieurs années, et je n'ai plus entendu parler de lui.
 
"Fantasque" est un mot que d'autres témoins (surtout de sa profession) ont utilisé pour parler de Muriel.

 

Muriel en décembre 1978
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Muriel et les soins du visage

4 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #LA VIE DE MURIEL

Muriel avait des problèmes de peau et de teint, donnons lui la parole pour en savoir plus :

"Mon problème, c'est mon teint. Car il n'est pas au "beau fixe". Parfois, il m'arrive d'avoir des boutons. C'est de mon âge, dit-on. Et souvent, lorsque je reste enfermée toute la journée aux studios, je remarque que j'ai la peau grise !Même après m'être minutieusement démaquillée. Dans ce cas j'ai une excellente recette pour redonner de l'éclat à la peau. Je l'utilise souvent avant de sortir le soir, si je dois me rendre à un dîner. Après m'être bien nettoyé la peau, j'applique un masque composé d'un jaune d'oeuf délayé dans une cuillerée à café de jus de citron. Je garde un quart d'heure et je rince à l'eau chaude. Je m'asperge ensuite le visage d'eau froide (de préférence d'eau d'Evian) et me voilà prête pour un maquillage du soir.

Je mets d'abord une crème de base incolore pour protéger la peau. Puis j'applique très doucement du fond de teint en tapotant, mais "sans frotter". Ensuite, j'attends au moins cinq minutes, avant de me poudrer. C'est très important de ne pas se poudrer tout de suite. J'applique la poudre avec un coton enveloppé de kleenex. Je ne frotte pas. Je tapote pour que ça rentre bien. Je termine en appliquant à l'aide d'une sorte de blaireau une poudre plus foncée, un peu rose, sur les pommettes, sur l'arête du nez, et dans le creux des joues. Cela amincit le visage.

Le maquillage des yeux est très important pour moi. Je dessine un trait au bord des paupières, j'ombre avec du fard marron clair. . Je me fais les cils très, très longtemps. Plusieurs couches avec du rimmel bleu marine. C'est moins dur que le noir.

J'ai les lèvres très dessinées ; je ne les farde jamais, ni le jour, ni le soir.. D'autant que les rouges à lèvres sur moi "virent" et tournent au violet !

Muriel et les soins du visage
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Muriel et la solitude

28 Avril 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #LA VIE DE MURIEL

Muriel était de nature solitaire. Georges Ser m'a dit ne l'avoir jamais vue à la cantine des Buttes-Chaumont pendant le tournage des "Rois maudits".

Elle déclare dans Télémagazine 874 du 22 juillet 1972, "Cela a duré jusqu'à la fin 1968, c'est là que c'est produit un creux. Pendant une année environ, je ne tournais plus. Le jour où il n'y avait plus personne, envolés les amis". "Lorsque j'ai repris au théâtre fin 1969, mon état d'esprit avait complètement changé. Bien sûr, mes "amis" sont revenus vers moi dès que tout s'est remis en marche, mais moi, je les ai fuis. Je suis devenue sauvage. Maintenant, je ne mets plus le nez dehors".

Elle n'a jamais parlé d'amis d'enfance, du temps de la pension. Dans sa carrière, on ne lui connaît qu'une amie, Annie Sinigalia, rencontrée en 1971 pour la pièce "Zoé", mais qu'elle a perdu de vue après l'avoir imposée dans "Les dernières volontés de Richard Lagrange".

A partir de 1974, la solitude sera son lot avec l'éloignement involontaire et définitif de la profession.

 

Muriel et la solitude
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Nul ne guérit de son enfance

25 Avril 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #LA VIE DE MURIEL

Muriel, pardonne moi, je ne t'appellerai jamais Yvette, Tu me passeras un savon si tu veux quand on se retrouvera après la vie. Je trouve ce prénom... si différent de toi.

Mais quelle manque d'amour tu as eu, jetée  très jeune en pension  en France et en Angleterre par des parents indignes, créant en toi des fêlures irréparables. Ces pensions, tu en as parlé sans détour, dès ta première interview par Télé 7 jours le 31 mai 1965 lors de la diffusion du premier épisode de "Quelle famille". Tu n'as rien caché, tu n'avais pas à avoir honte, et tu as bien eu raison.

François Gémine, deuxième mari de ta mère, ne t'a vue qu'une fois, à l'âge de sept ans. Le moins que l'on puisse dire est que tes parents, en particulier ta mère indigne, ne se sont pas occupés de toi, qui méritait tant d'amour.

Quelle misère! Tu étais la meilleure actrice de ton époque, et l'on t'a sabordé ta carrière, mais s'il t'a manqué de la persévérance à partir de 1974, on peut dire que tes parents qui t'ont privée d'amour y sont pour beaucoup.

Pour une fois, je ne mets pas une photo de toi, mais une vidéo de Jean Ferrat : "Nul ne guérit de son enfance", et à ma manière, moi qui ait eu une enfance dorée, bien que modeste, c'est de toi, de ta disparition, que je ne guéris pas. Et saches que moi je t'aime de toute mon âme. Je ne comprendrai jamais tes parents, qui sont impardonnables.

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C'était un 7 septembre, il y a 18 ans

6 Septembre 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #LA VIE DE MURIEL

Demain sera déposé un dipladénia sur la tombe de Muriel Baptiste.

 

C'était il y a 18 ans, le jeudi 7 septembre, à 18 heures.

 

Cet être formidable et irremplaçable choisissait de quitter ce monde.

 

Muriel, on t'aime.

 

Muriel en février 1973

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Le suicide de Muriel

12 Juin 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #LA VIE DE MURIEL

Lorsque j'ai appris le suicide de Muriel Baptiste, plus ou moins consciemment j'ai compris que je ne deviendrai pas vieux. Cela a commencé par ne plus avoir peur de la mort. Dans le contexte de l'époque (dimanche 6 novembre 2005 lorsque j'ai su cette nouvelle que je n'admettrai jamais et qui datait de dix ans), c'était paradoxal puisque j'étais mort de trouille, le toubib suspectait un cancer. Une partie de moi est morte ce jour-là. Je n'ai plus jamais été comme avant. Très vite, il a fallu que je sache comment mettre fin à ses jours sans souffrance, et en étant sûr de ne pas se rater. Parce que Muriel, où qu'elle soit, j'ai envie de la rejoindre.

Je connaissais une infirmière urgentiste et elle m'a donné la dose exacte. Il faut savoir qu'en prenant trop ou pas assez de médicaments, on se rate. Dans certains cas, on dort beaucoup, dans d'autres, on reste handicapé à vie en s'étant bouzillé les reins.

Le hasard a voulu qu'un collègue de bureau passe à l'acte en avril 2006 en se jetant sous le TGV. Les endroits où le TGV est accessible m'ont un temps attiré. Et puis alors que je cherchais les différents moyens médicamenteux pour mettre fin à son existence, l'infirmière mâconnaise a pris ce grand risque de me révéler comment faire. Nous nous sommes perdus de vue, mais elle n'a franchement pas froid aux yeux de révéler cette recette.

Je ne l'aurais jamais fait ayant un mort en sursis sur la conscience. Sa recette, je m'en servirai.

Muriel, elle s'est ratée en 1964 (d'après les journaux pour une amourette avec l'acteur Mike Marshall ce que je ne crois pas un instant, il y avait certainement d'autres raisons).

En 1995, elle a pris soin de ne pas se rater (car à la différence de 1964, il n'était pas question pour elle qu'on la ranime) en n'étant pas dérangée, pour cela ce suicide elle l'a sûrement bien prémédité, profitant d'un voyage de Charles au Maroc sans doute, puisqu'elle a quitté cette terre le jeudi 7 septembre 1995 et qu'on l'a retrouvée le lundi 11 septembre à 12h, laissant un bien désagréable spectacle à une fonctionnaire municipale et à un commandant de police.

La mort n'est romantique que dans les pièces de Shakespeare.

Charles a obtenu de l'ILM la restitution d'une partie du corps le 27 septembre 1995 pour des funérailles chrétiennes, étouffant la thèse du suicide auprès du voisinage que j'ai rencontré. Sortie de scène piteuse pour une actrice : trois personnes en tout pour tout à l'enterrement, trois voisines. J'ai parlé à deux d'entre elles, la troisième étant décédée.

Si la mère de Muriel a participé aux frais d'obsèques à hauteur de 5000 francs (qui comportent l'intervention des pompiers 335 francs, l'IML 181 francs, et je vous passe les détails macabres), les factures démontrent que Muriel aura coûté une vraie fortune à ce pauvre Charles en mourrant. Le 27 septembre, jour de l'inhumation, cela s'élevait à 13 500 francs, le 21 décembre, il y avait une seconde ardoise de 15 000 francs. Le caveau est en granit - modèle "harmonie", la concession trentennaire. La ville de Paris a compté 4447 francs le 22 septembre, on trouve encore une facture municipale pour la concession, avec une part ville à 3828 francs et une part "B A S" (?) à 957 francs. Et cette croix qui m'a tant intrigué la première fois que je me suis rendu sur la tombe (où j'ai passé des jours entiers), avec l'absence d'un Christ et un épi de blé, son coût fut de 845 francs.

Dalida avait écrit "Pardonnez-moi, la vie m'est insupportable". C'était aussi le cas pour Muriel. Pour moi aussi. Je ne coûterai pas aussi cher, et tant mieux.  Qui sait, une fois le pas franchi,  comme il me plaît à le penser, si je ne  retrouverai pas Muriel de l'autre côté du miroir ?

 

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Une maladie fulgurante surgie en trois mois

8 Mai 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #LA VIE DE MURIEL

Voici des images qui datent de l'automne 1973 (fin sept, octobre ?), Muriel reprenait le chemin des studios après avoir consacré son année au théâtre avec la pièce "Les quatre vérités" aux côtés de Marthe Mercadier.

 

Elle tourne un épisode de la série comique "Un curé de choc" avec Jean Sagols et Claude Rollet qui sera diffusé le 24 juillet 1974 MAIS ce n'est pas son dernier tournage. En effet, elle tourne une dernière fois en janvier 1974 pour la station de la 3e chaîne de Marseille "L'affaire Bernardi de Sigoyer".

 

En l'espace de trois mois, ce n'est plus le même visage, et après "Bernardi", Muriel ne reviendra jamais.

 

 

AUTOMNE 1973

 

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JANVIER 1974


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Si belle et si malheureuse

9 Avril 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #LA VIE DE MURIEL

Muriel Baptiste aura marqué toute une génération de téléspectateurs avec ses rôles dans "La Princesse du rail" et "Les Rois maudits", et était l'une des plus belles (pour moi la) comédiennes de son époque. Le journal posthume n'est pas si imaginaire que cela.

 

Pourtant, elle est bien mal partie dans la vie, avec le divorce de ses parents, une mère qui ne s'est pas occupée d'elle (1), des angoisses nocturnes et une origine kabyle difficile à expliquer si l'on examine son arbre généalogique (2).

 

Son mal-être surgit alors qu'elle devient une comédienne populaire, elle provoque des problèmes sur les tournages (3 et 4), n'a jamais vécu en couple en ayant toujours des histoires compliquées avec des hommes mariés (5).

 

Cette si belle et gentille actrice, qui n'a sans doute pas saisi à quel point le public l'aimait , a commencé à se détruire avec les paradis artificiels (6) puis en devenant alcoolique (7).

 

Lorsqu'elle est choisie pour devenir Annunciata, la princesse du rail, elle est une croqueuse d'hommes passant des bras d'un jeune homme à un autre (8).

 

Instable, désespérée, dépressive (9), sa meilleure amie ne trouve aucune différence entre ce qu'elle était au quotidien et la déchéance de Marguerite de Bourgogne, son personnage, dans "Les Rois maudits".

 

Douce princesse des nuages, reine de mes rêveries, tu es gravée à jamais dans mon coeur. Puisses-tu avoir trouvé là où tu es la lumière que tu n'as pas trouvé sur terre.

 

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(1) Témoignage de Mme François Gémine (épouse)

(2) Témoignage de Jacques Serres

(3) Témoignage d'Henri Spade

(4) article de télé poche sur le scandale sur le plateau de "Par Mesure de silence"

(5) Témoignage d'Annie Sinigalia, mais Muriel a vécu avec Jacques Santi en 1966, et de 1989 à 1995 avec Charles Delberghe

(6) Témoignage d'Henri Spade

(7) Témoignage de Mme Prime, voisine, de Mme veuve Delberghe

(8) Témoignage d'Henri Spade

(9) Témoignage d'Annie Sinigalia

 

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24 rue Pigalle, son appartement des années de gloire

16 Février 2013 , Rédigé par patricks Publié dans #LA VIE DE MURIEL

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