Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Fans de Muriel Baptiste

Articles avec #souvenirs tag

C'était en juillet 1972

2 Juillet 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #SOUVENIRS

C'était en juillet 1972, je m'en souviens comme si c'était hier. Fugain chantait "Une belle histoire". J'allais avoir treize ans à la fin de l'été.

La télévision m'émerveillait, parmi d'autres passions, dont les cascadeurs, j'allais voir les spectacles que donnaient Gilles Legris, Jean Sunny et Maurice Bataille. Je collectionnais encore les petites voitures miniatures, et à la télévision, j'adorais "Les Envahisseurs", "Mannix" et "L'immortel", trois feuilletons qui venaient de battre les records d'audience cette année-là.

L'été arrive et avec lui un feuilleton quotidien du soir, "Les dernières volontés de Richard Lagrange", dans lequel je reconnais au début assez mal, en blonde, la petite gitane brune de "La Princesse du rail" qui est rediffusé chaque jour à 12h30. 

Or, en 1967, âgé seulement de sept ans et demi, j'ai complètement craqué pour l'héroïne de ce feuilleton, Annunciata, que j'appelais, en raison de mon jeune âge, "La princesse du rail".

Tout à coup, en ce mois de juillet 72, j'ai changé : les petites voitures, les cascadeurs, les feuilletons d'action américains n'étaient plus ma préoccupation première. Je n'en avais que pour la fille qui jouait dans "La princesse du rail" et "Richard Lagrange".

J'ai mis un moment à comprendre que, sur mon petit nuage, j'étais amoureux. Elle s'appelait Muriel Baptiste, actrice, mais à l'époque, et cela allait durer encore un peu de temps, je l'appelais "la princesse du rail".

Je n'en parlais à personne : l'été, je ne voyais pas mon meilleur ami, Francis. C'était comme si l'air était soudain devenu plus léger. J'ai mis un court moment à comprendre que je tombais amoureux fou, une rechute puisqu'en 1967 déjà, "La princesse" avait fait sur moi un effet extraordinaire.

Et puis il y a eu cette couverture de Télé Poche, avec une interview, et d'un coup, j'en savais plus : tout d'abord, j'allais la revoir dans "Les rois maudits" et "La double vie de Mademoiselle de La faille", mais j'appris aussi qu'elle avait tourné dans "Les sultans" et "La cavale".

Quelques mois plus tôt, le samedi 11 septembre 1971, je l'avais revue dans "Maigret aux assises".

C'est sans doute très difficile à comprendre, mais ce que j'éprouvais dépassait l'attirance, l'amourette, c'était la passion.

Lorsque les deux feuilletons se terminèrent, je me mis à patienter, et il m'en fallut de la patience, par contre je ne pensais qu'à elle. Je ne devais la revoir que finalement le 21 décembre 1972 en Marguerite de Bourgogne.

Elle n'était plus alors la princesse du rail, ou Annunciata, mais celle dont j'avais gravé sur une chevalière (à l'intérieur) la première lettre de son prénom, M, car il s'agissait de Muriel Baptiste.

Je cherchais tout ce qui la concernait, mais personne ne la connaissait : pas d'interviews dans les journaux, pas de rediffusions de ses films et feuilletons, mais mon coeur battait très fort.

Ce mois-ci, je serai à Brioude, là où tout a commencé, là où elle incarnait le personnage d'Annunciata.

Muriel a réussi quelque chose d'extraordinaire : elle est pour moi un souvenir au présent.

Si en juillet 1972, je ne comprenais pas ce qui m'arrivait, aujourd'hui je peux dire, même si elle n'est plus là, "Muriel, je t'aime".

 

Lire la suite

Le vendredi 16 mars 1973

15 Juin 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #SOUVENIRS

Ce jour-là, j'avais un cours de rattrapage d'un professeur absent, de 15h00 à 16h00, ce qui m'empêchait de voir le premier épisode de "Chapeau melon et bottes de cuir": "Bons baisers de Vénus" (alors qu'actuellement mes cours le vendredi finissaient à 15h00).

L'épisode commençait à 15h15 et se terminait à 16h00.

Je décidai donc de me rendre au centre de ville de Montélimar pour acheter le 45t  de la chanson découverte le samedi précédent, "Tri Martolod", par Alan Stivell.

Il y avait en 1973 un grand magasin "Les établissements Abadie", représentant la marque Philips. Il fallait une vingtaine de minutes à pied pour rejoindre le centre ville.

Ce dont je ne me souviens plus, c'est si j'étais à pied ou en vélo, puisque j'allais au collège en vélo, mais il me semble bien que c'était à pied.

Au disquaire, je trouvai sans problème le 45t et je sortis du magasin. Juste en face, il y avait un libraire catholique. Je ne fais pas de publicitié puisque tant la librairie que les établissements Abadie n'existent plus depuis des années.

Je m'approche de la vitrine du libraire, et soudain mon coeur se met à battre très fort dans ma poitrine.

Voici ce que je vois en vitrine, moi qui disposait du livre de Druon "La reine étranglée" en livre de poche.

Il y avait six livres grand format, à 28 francs pièce. Le roi de fer avait pour illustration une photo de Georges Marchal, le second, vous l'avez sous les yeux, le troisième Georges Ser, le quatrième José Maria Flotats, le cinquième Geneviève Casile, et je ne me souviens plus de la photo illustrant "Le lis et le lion", sans doute Jean-Louis Broust.

J'étais pétrifié. Muriel en vitrine. 28 francs était une grosse somme pour l'époque. Je ne l'avais pas sur moi. Il me faudrait revenir le lendemain samedi matin. Jour de ma fête, le 17 mars, où mes parents m'offraient un cadeau, mais ma passion pour Muriel étant secrète, j'allais acheter ce livre relativement épais en cachette.

Je crois que l'état dans lequel j'étais, fébrile, bouleversé, émerveillé tout à la fois, m'a fait comprendre que l'amour que portais à Muriel Baptiste dépassait tout ce que je pouvais imaginer.

Je suis resté longtemps devant la vitrine. Je ne me rappelle pas avoir réservé le livre, mais le lendemain, il était en ma possession.

Cette édition datait de 1972 chez Plon/Del Duca et est resté très peu de temps en vente. Quelques années plus tard, "La reine étranglée" existait encore en grand format, broché, mais sous une simple reliure bleue pour bibliothèque.

Bien évidemment, les programmes télé ne m'ont guère intéressé, car j'étais sur mon nuage.

La 2 proposait à 19h30 le sixième épisode de "Anna et le roi" : "Education de prince". Sur la Une, à 20h15, le huitième épisode des "Messieurs de Saint Roy", et à 20h30, les adieux à Columbo avec "Le spécialiste".

Entre temps,  tournait sur mon électrophone le disque d'Alan Stivell. C'est pourquoi "Tri Martolod" reste lié à Muriel Baptiste.

J'aimais Muriel depuis la première diffusion de "La Princesse du rail" en 1967, et c'était reparti avec la double programmation en juillet 1972 (Nous y viendrons sur ce blog) de juillet 1972 (La princesse/Richard Lagrange). Mais jamais je n'avais réalisé à quel point je l'avais dans la peau avant ce mémorable 16 mars 1973.

Aujourd'hui, cette rue de Montélimar a bien changé et est méconnaissable, seule reste l'église Sainte Croix (un peu avant le magasin de disque qui n'existe plus)..  La rue s'appelle d'ailleurs la rue Sainte Croix, donnant sur la place du marché. Le disquaire et le libraire se trouvaient à l'extrêmité de la rue Sainte Croix, avant d'être latéralement traversés par la rue des 4 alliances.

 

Le vendredi 16 mars 1973
Lire la suite

Souvenir du 28 février 2014

10 Juin 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #SOUVENIRS

De retour de Clermont-Ferrand par le TER, ont défilé Riom, Vichy, Roanne, Tarare et cela pour arriver à Lyon Part-Dieu pour un changement. J'ai oublié sans doute une ou deux étapes. Mais le paysage lui que je regardais en biais sur la droite direction nord donc, et pas en me tournant de côté où une jeune voyageuse rouge à lèvres et genre "qui fait sa belle" aurait pu penser que je la dévisageais (dans ces TER, on est mal placés, j'étais côté couloir à l'inverse du sens de marche, la personne dont je parle assise de côté donc me faisant face quand je voulais regarder dehors), bref de biais, j'ai vu défiler ce paysage passant le l'Auvergne aux départements de La Loire et du Rhône, et inévitablement, je pensais à "La Princesse du rail". Pauvre colonel Vidal, aujourd'hui ce sont plus des trains à vapeur qui passent vers chez toi mais des TER. Je pensais surtout à sa fille, et bien évidemment à son interprète. Muriel, tu étais dans ces parages en 1966. Tu es la passion de toute une vie, la mienne, et en 2014 je pense à toi comme si tu étais là. 

En 2017, rien n'a changé.

Souvenir du 28 février 2014
Lire la suite

4 juillet 1972 découverte de Geneviève Lagrange

22 Mai 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #SOUVENIRS

Ce mardi 4 juillet 1972 arrive la blonde infirmière Geneviève Lagrange, alias Muriel Baptiste. Entre 1967 ("La Princesse du rail") et l'été 72, j'ai eu peu l'occasion de revoir Muriel.

"Par mesure de silence", "Le Corso des tireurs" et "Lancelot du lac" sont passés sur la 2, qu'un nouveau poste TV familial captera en janvier 71. L'ancien ne captait que la Une en 819 lignes. Il aura tenu de 1966 à 1971.

Le 8 août 67, "Lucide Lucile" passe sur la une mais d'une part j'étais en cure à Allevard Les Bains, d'autre part ce n'est pas un programme pour enfants.

Lorsque Muriel joue dans les épisodes 6 et 7 des "Chevaliers du ciel" en octobre 1967, je ne la reconnais pas, elle est très loin de la gitane aux longs cheveux bruns de la Princesse. Par contre, je suis certain d'avoir vu le feuilleton (cette saison 1 ne sera rediffusée qu'en juillet 1979 car elle est en noir et blanc).

Je rate "Zoé" étant en vacances à Dreux chez mon frère le 26 août 71, je revois Muriel dans "Maigret aux assises" le samedi 11 septembre de la même année, je me souviens même que ce soir-là, la partie de ma famille dont je disais sur ce blog qu'elle était partie à la Réunion en juillet 72 était venue nous voir.

Je n'ai pas forcément fait le rapport entre Ginette Meurant la criminelle de Maigret et Annunciata. Enfin, comble de malchance, "Allo Juliette" passe le samedi 1er avril 72 sur la Une, soir de la semaine où mes parents regardent la 2 (c'est le soir des Carpentier).

Alors l'amour va passer de la princesse à Muriel avec "Les dernières volontés de Richard Lagrange". Je suis à deux mois de mes 13 ans. Même si je continuerai à l'appeler "Princesse du rail" jusqu'à la vision des "Rois maudits". Là, cela deviendra pour moi définitivement Muriel.

En juillet 1972 se reproduit le même coup de foudre qu'en février 1967 lors de la première diffusion de la princesse. Il était écrit quelque part que j'aimerai Muriel et pas une autre.

J'avoue que moi qui n'aimait que les brunes à cause de Muriel, la découvrir en blonde (enfin toujours en noir et blanc) me cause une certaine surprise.

Dès le premier épisode de Richard Lagrange, Muriel a le même air farouche qu'elle avait dans la princesse. Muriel est des 30 épisodes du feuilleton, elle a le premier rôle. L'accoutumance me guette et je m'y fais vite, en ces temps où le magnétoscope n'était qu'un mirage. Très vite ce sera deux fois par jour que je la verrai, Télé Poche annonce dans sa page du 1er juillet que "La Princesse du rail" va remplacer "Miditrente".

Retomber amoureux de la même personne si jeune à cinq ans d'intervalle n'est pas banal. Comme je l'ai dit, mes parents partent en vacances en 1972 ce qui n'était pas arrivé depuis ...1968, et ils partent en août, la diffusion des deux feuilletons de Muriel sera terminée.

Il n'y a pas de doutes, elle s'est trouvée sur ma route, tout cela était écrit.

Mektoub!

4 juillet 1972 découverte de Geneviève Lagrange
Lire la suite

C'était écrit...

22 Avril 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #SOUVENIRS

C'est le 8 novembre 1966 que l'on est venu nous livrer un poste de télévision. Ce soir-là, en semaine, un mardi, ma famille avait acheté un poste en noir et blanc 819 lignes. J'ai mis des années à retrouver la date, jusqu'à ce que j'achète un dictionnaire de télévision, celui de Jean-Marc Doniak "Les fictions françaises à la télévision 1945-1990", épais volume édité par Dixit Sacd.

Si je me souviens de la date, c'est que le premier soir était diffusé sur la Une une dramatique intitulée "Antony" avec Giani Esposito., d'après une pièce d'Alexandre Dumas. Très jeune à l'époque, je venais de fêter mes sept ans en septembre, j'étais un grand fan de Richard Anthony le chanteur, dont j'avais tous les 45 tours et que j'avais même vu en concert au Théâtre de Verdure de Dieulefit dans la Drôme. Je croyais donc que l'on me privait de Richard Anthony. De la télévision, par la famille et les copains, je ne connaissais que "Thierry la fronde" et "Zorro". Rien d'autre.

Le problème d'avoir un poste qui ne capte que la première chaîne allait me priver de tas de choses, et pas des moindres, puisque ce n'est que lorsque ce récepteur TV rendit l'âme que j'eus accès à la 2eme chaîne en janvier 1971 avec un nouveau poste, toujours en noir et blanc.

Un grand cousin par alliance écossais, que j'appelais "Tonton Jack", était installateur d'antenne TV, et il essaya de nous mettre la deuxième chaîne sur ce poste. C'était en octobre 1968, et le seul programme que j'ai voir, le dimanche 13 octobre 1968, est l'épisode de "Chapeau melon et bottes de cuir" : "Interférences", mais l'installation ne tint qu'une semaine!

Concrètement, entre novembre 1966 et janvier 1971, j'ai raté des tas de choses : Les quatre séries de "Chapeau melon et bottes de cuir" de 1967 à 1970, "Mission Impossible" en 1967 et 68, "Le Saint" avec Roger Moore qui s'arrêta sur la 2 en soirée en 1970, ce qui fit que je découvris Roger en Lord Brett Sinclair dans "Amicalement vôtre " en octobre 1972, les trois séries des "Mystères de l'ouest" diffusées en 1967, 1968 et 1970, les deux premières séries de "Des agents très spéciaux" en 1967 et 68. En 1969, les troisièmes séries de "Mission Impossible" et "Des agents très spéciaux" furent diffusées sur la première chaîne.

Muriel Baptiste est apparue en Annunciata dans le 2e épisode de "La princesse du rail" le mercredi 8 février 1967. Donc, à quelques mois près, je la ratais!

On peut dire que dans mon enfance, la télévision m'a permis d'avoir deux coups de foudre, l'un amoureux (Muriel), l'autre pour la série "Les envahisseurs" qui débuta sur la première chaîne le jeudi 4 septembre 1969 et reste à ce jour la série qui m'a le plus impressionné. "Les envahisseurs" avec sa musique sinistre, ses soucoupes volantes, les extra-terrestres à apparence humaine et reconnaissables à l'auriculaire raide, me terrifiaient. Au fil des ans, j'ai vu et revu cette série. Il faudra attendre "Amicalement vôtre" pour qu'un autre feuilleton suscite chez moi une passion égale.

Dès l'apparition de Muriel en Annunciata, je tombai fou amoureux de la "brune aux cheveux longs". Or, on sait aujourd'hui que Muriel porte une perruque dans ce rôle. Ainsi, lorsqu'elle revint dans "Les chevaliers du ciel" sur la Une en octobre 1967, je ne l'ai pas reconnue!

Avec l'absence de la 2e chaîne, j'ai raté "Par mesure de silence" (juin 67), "Le corso des tireurs" (mai 68) et "Lancelot du lac" (décembre 1970). Etant en vacances le 8 août 1967, je n'ai pas vu "Lucide Lucile".

Mais Muriel, que je croyais brune, m'avait fait très forte impression, cependant je ne l'appelais pas à l'époque par son prénom d'artiste mais sous le nom de "la princesse du rail".

Les années avaient passé, et j'étais féru de séries télé et feuilletons de toutes sortes, lorsque je la revis le samedi 11 septembre 1971 dans "Maigret aux assises" en Ginette Meurant. Et "Zoé" me direz vous ? Eh bien, cela fut diffusé le 26 août 71 alors que j'étais en vacances à Dreux dans la famille qui ne regarda pas ce programme.

Il fallut attendre l'été 1972 avec Muriel deux fois par jour à la télé (à 12h30 dans la rediffusion de "La princesse du rail", à 20h15 dans "Les dernières volontés de Richard Lagrange") pour que l'amour de jeunesse se transforme en passion.

A partir de juillet 1972, Muriel Baptiste non seulement s'est confirmée mon actrice préférée, mais aussi l'objet d'une passion déjà amorcée à sept ans et demi. Il me suffisait d'aller en Ardèche et de voir les rails et les lignes de chemin de fer non électrifiées, le décor qui ressemble à celui de l'Auvergne, pour immédiatement penser à la princesse.

Quant aux feuilletons télé, beaucoup aujourd'hui sont invisibles depuis des années, qui se souvient de "Match contre la vie" avec Ben Gazzara, "L'immortel" avec Christopher George, "Le fugitif" avec David Janssen, "Mannix" avec Mike Connors, "Sam Cade" avec Glenn Ford, "Aventures australes" avec Ty Hardin, "Les règles du jeu" avec Robert Stack, Gene Barry et Tony Franciosa, "Opération vol" avec Robert Wagner, "L'homme de Vienne" avec Robert Conrad ? Et je ne parle pas de toutes les séries western. J'ai revu l'an dernier en DVD "Opération vol" et j'ai trouvé que cela avait terriblement mal vieilli. Pourtant, "Match contre la vie" permit à Ben Gazzara de devenir une vedette de cinéma. Les séries américaines sont devenues de moins en moins innovantes et plus violentes.

Muriel, elle, fit la couverture de Télé Poche, Télé 7 jours, Télémagazine, La Semaine Radio Télé, Cinémonde, et plus personne ne sait qui c'est.

Aujourd'hui, la télévision est bien fade comparée à celle de mon enfance. Voici à peu près à quoi ressemblait Muriel quand je l'ai vue la première fois. Le moins que l'on puisse dire est qu'elle m'a marquée de façon indélébile.

 

 

C'était écrit...
Lire la suite

Les rivales de Muriel

13 Février 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #SOUVENIRS

A partir de 1974, après une grande partie de l'année sans Muriel (soit la fin de la diffusion du "Premier juré" en avril), Muriel Baptiste pour laquelle j'avais une admiration (et même de l'amour) perdit l'exclusivité d'être ma seule actrice préférée.

Quatre en particulier allaient me marquer : Diana Rigg, anglaise, qui jouait Emma Peel dans "Chapeau melon et bottes de cuir" dont les rediffusions commencèrent en 1973, la canadienne Linda Thorson alias Tara King qui prenait la succession d'Emma Peel dans la même série, et deux actrices américaines de "Mission Impossible", série que je regardais sans passion.

A Diana Rigg, je trouvais une ressemblance avec Muriel, toutefois j'ai peu revu cette actrice car elle s'est consacrée au théâtre en Angleterre et aux Etats-Unis, excluant donc la France. Si Muriel m'inspirait un sentiment très fort, ce qui n'est pas un scoop, Diana Rigg  était une Muriel de substitution, mais vue quasiment toujours dans le même rôle. Muriel n'a jamais été sexy, ce que qui m'aurait vraiment déplu, alors que les filles de "Chapeau melon et bottes de cuir" l'étaient. Linda Thorson, cataloguée en Tara King, n'a pas fait une grande carrière, et a été vite oubliée. Elle fait partie de ces comédiennes qui sont liées à un seul personnage dans la mémoire collective. Même si la carrière de Muriel n'a duré que dix ans, plusieurs rôles marquants en ont fait ma muse. Annunciata Vidal, Marguerite de Bourgogne, Martine des "Risques du métier", Geneviève Lagrange, Pierrette Vanier, etc...

Quant aux deux américaines, pour dire la vérité je n'aimais pas "Mission Impossible", je n'ai jamais accroché, cette série est toujours semblable d'un épisode à l'autre, l'intérêt au début en la matière de Barbara Bain, actrice classique et qui faisait déjà "vieille" en son temps, était nul. En 1973, je découvris Lesley Warren dans le rôle de Dana Lambert, et en 1974 Lynda Day George.

Lynda était l'épouse de l'un de mes héros TV, Christopher George alias Ben Richards, l'homme au sang miraculeux de la série "L'immortel" en 1972 (Il a d'ailleurs tourné un épisode avec sa femme, "Une programmation spéciale"). Elle termina sa carrière au décès de son époux, qui n'était pas hélas immortel, en 1983. Cette femme symbolisait pour moi la vamp hollywoodienne façon Marilyn Monroe, mais de mon époque.

Je revis souvent en "vedette invitée" dans les années 74 75 76 Lynda dans des téléfilms et des séries comme "La côte sauvage", "Le magicien", le western "Chisum" avec John Wayne, "Cannon" (où elle est en bikini). Je me suis fait une fausse idée de cette fille, que je voyais comme un sex-symbol, et qui était très sage. Il suffit de savoir que sa scène la plus osée fut de se montrer en bikini dans "Cannon".

L'autre, Lesley Warren, qui ne détestait pas porter la minijupe dans "Mission Impossible", c'est une autre paire de manches. Une grande coquine. Je la revis dans un téléfilm western "Les filles de Joshua Cabe" où elle incarnait une prostituée avec bottes de cuir et jupe courte. C'était en 1974 (le téléfilm date de 1972), dans "Columbo", épisode "Etat d'esprit", où un psychiatre joué par George Hamilton la persuade de se jeter d'une tour après s'être entièrement dévêtue, "Un dangereux rendez vous" avec Roy Scheider qui est le pilote de la série "L'homme de Vienne", "Les lettres" un téléfilm avec le futur héros de "Dynastie" John Forsythe présenté dans la collection "Suspense" en 1974. Lesley Warren devenue ne me demandez pas pourquoi Lesley Ann Warren n'était pas belle, mais très provocante. La suite de sa carrière à la télévision avec des titres comme "79 Park Avenue" où elle se balade en sous vêtements transparents (jouant encore une prostituée), "Strip teaseuse malgré elle", avant de conquérir le cinéma avec "Victor Victoria". On l'a vue aussi dans le très soporifique film "Choose me". Lesley continue de tourner aujourd'hui.

Si Muriel avait choisi une carrière façon Lesley Ann Warren, je crois que cela aurait tout gâché. J'aurais aimé qu'elle continue une carrière, mais dans la lignée de ce qui en avait fait dans mon coeur à tout jamais ma "Princesse du rail".

D'ailleurs, même en ayant tout arrêté en 1974, Muriel resta mon actrice préférée, tandis que j'ai petit à petit oublié les quatre autres que j'ai qualifié de "rivales". Parce que Muriel a quelque chose qu'aucune autre femme, aucune autre actrice a, et que les autres n'ont pas. Elle est gravée dans mon coeur à jamais, malgré la mort, malgré le temps, malgré les années. Au fond Muriel, as-tu jamais eu à mes yeux une seule rivale?

Les papillons éphémères s'en sont allées, la reine elle, reste.Même enlaidie comme ici dans "Les rois maudits", Muriel irradie de beauté, elle est un soleil qui pour moi ne s'éteindra jamais.

Lire la suite

Dimanche 31 décembre 1972

31 Décembre 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #SOUVENIRS

La troisième chaîne est inaugurée, mais pour une poignée de privilégiés. J'ai vu sur la Une le film "Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages" de Michel Audiard, pour passer de 1972 à 1973, totalement insensible aux charmes de Marlène Jobert et trouvant le film absurde. Sur la 2, dans un "Top à 1973", Marthe Keller et Louis Velle reprirent pour une séquence leurs personnages de "La demoiselle d'Avignon", le succès du début d'année. Je n'ai rien dû regarder d'autre, perdu dans les rêves de l'adolescence, dans l'amour fou et somme toute bien innocent pour Muriel Baptiste.


Lire la suite

Samedi 30 décembre 1972

30 Décembre 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #SOUVENIRS

Pas grand chose à voir ce samedi 29, si l'on compare avec tous les bons programmes depuis le début des fêtes. Il est évident cependant que les programmes télé de 1972 étaient cent fois mieux que ceux de 2016.

Passant du dimanche au samedi, "Les Monroe" à 14h20 sur la Une. C'est le sixième épisode, "Dans le silence de la nuit".

A 15h10, douzième épisode de "Match contre la vie" : "La fugitive", avec la jeune actrice prodige, Kim Darby, vedette du film "Des fraises et du sang". Si comme dans "Le crime d'Alex", il n'y a pas d'action, l'histoire elle est fantastique. Paul rencontre  dans un autocar Tina, une gamine qui s'est sauvée de chez ses grands-parents pour rejoindre à Albuquerque son père et sa belle-mère.

En soirée, il y a le deuxième épisode des "Thibault" sur la Une (feuilleton que mes parents n'ont pas suivi), mais absolument rien sur la 2, ni Les Carpentier, ni une série. On a droit à un opéra comique "Les mousquetaires au couvent" toute la soirée. Je pense que le soir nous n'avons rien regardé et j'ai dû rêver à Muriel Baptiste tout éveillé.Celle-ci donne une interview à Télémagazine qui l'illustre par cette photo.


 

Lire la suite

Vendredi 29 décembre 1972

29 Décembre 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #SOUVENIRS

Lendemain de grand bonheur, il faut redescendre sur terre et c'est difficile.

A 15h10, onzième épisode de "Match contre la vie", "Le crime d'Alex". Je n'avais pas aimé l'épisode et je me souviens pourquoi. L'histoire s'étire en longueur au sujet d'un des personnages récurrents, Alex Ryder (joué par Bruce Dern, un comédien assez célèbre) et de son épouse Molly (Anne Helm). Molly est la soeur de la fiancée qu'avait Paul quand il a appris sa maladie, elle l'a sauvé des griffes du shérif dans "Les tyrans" mon épisode préféré que j'ai raconté ici. Paul apprend que Molly est devenue veuve, son mari Alex venant de mourir dans un accident d'automobile. En réalité, Alex veut escroquer l'assurance.

A 20h30, c'est le sixième épisode des "Gens de Mogador", qui marque la fin du cycle "Julia" et des épisodes programmés pendant la période des fêtes. Il faudra attendre le jeudi 4 janvier pour voir le septième avec le début du cycle "Ludivine" interprétée par Marie-France Pisier. On découvre cette dernière dans le sixième épisode, ainsi que l'affrontement final entre Julia et sa belle-mère qui après la mort de Rodolphe revient en croyant pouvoir tout régenter. Après avoir perdu son fils Cyprien et son mari, Julia a la douleur de voir mourir sa fille Amélia de la variole.

Bien évidemment, sous le choc du film de la veille avec Muriel, je regarde tout cela avec un peu de distance, car je réalise que la mort de Marguerite me prive de la présence de mon actrice bien aimée pendant le reste de la série des Rois maudits. Une Muriel Baptiste dont je suis follement amoureux plus que je ne l'ai jamais été auparavant, mais dont je ne sais quand je vais la revoir. 

Aujourd'hui, tout cela est à la fois très loin et très présent, c'est comme si c'était hier.

Lire la suite

Jeudi 28 décembre 1972

28 Décembre 2016 , Rédigé par patricks Publié dans #SOUVENIRS

A 15h10, le dixième épisode de "Match contre la vie" (bien que tourné dans les studios Universal) est à nouveau "exotique". "A l'est de l'Equateur".  L'histoire est passionnante et se déroule au Brésil. Carolyn Willins , une amie de Paul, est la veuve du peintre Jeffrey Willins . Ensemble, ils visitent une galerie de peinture à New York et tombent sur un tableau, "A l'est de l'Equateur". Carolyn est persuadée qu'il s'agit d'une oeuvre de son défunt mari. L'auteur du tableau est un certain Da Silva. Jeffrey Willins a disparu à bord d'un bateau dans une tempête, mais l'on n'a jamais retrouvé le corps.

A 20h30 débute le deuxième épisode des "Rois maudits" : "La reine étranglée", qui est le dernier avec Muriel. Son nom est premier au générique. Ma mère, qui a raté le premier épisode, s'est jointe à ma grand-mère et moi pour le regarder. J'essaie de résumer l'intrigue mais comme parlant de Marguerite je mentionne "la princesse du rail", ma grand-mère s'énerve : "La princesse du rail n'a rien à voir là-dedans".  Muriel n'a jamais été aussi belle et elle crève l'écran. Elle donne la réplique à Jean Piat, Catherine Hubeau et Bruno Balp. Comme pour Annunciata, le personnage de Marguerite a un destin tragique et Muriel excelle dans ce registre. En cette fin 72, tous les espoirs étaient permis pour sa future carrière.

 

Lire la suite
1 2 3 > >>