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Fans de Muriel Baptiste

Articles avec #voyage dans le temps tag

Jeudi 21 septembre 1972

19 Septembre 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

L’évènement du jour est le suicide de l’écrivain Henry de Montherlant, mais à treize ans, cette mort est passée pour moi totalement inaperçue.

C'est le 13e et dernier épisode de "Aventures australes" : "L'île de la fraternité". La série sera remplacée jusqu'aux fêtes de Noël par "Sam Cade", un shérif qui se déplace à bord d'une jeep. « Aventures australes » fut rapidement oublié des téléspectateurs français, en particulier en raison de sa programmation estivale, à cette époque, nos compatriotes ne regardaient pas la télévision en juillet août.

Pas de possibilité de regarder "Les Saintes chéries" en raison de mes horaires de collège, mais ce n'est pas grave. C’est l’épisode « Eve et ses enfants », quatrième épisode de la saison 1 de 1965.

A noter que de 15h à 16h45, Georges Pompidou monopolise les deux chaînes par une conférence de presse.

La 2 propose une version de plus des "Misérables" avec en Jean Valjean le comédien Georges Géret. Elle sera vite oubliée. On retiendra celles où Jean Valjean était interprété par Harry Baur (1934), Jean Gabin (1958) et Lino Ventura (1982), mais pas celle de Georges Géret.

Nicole Jamet est peu convaincante en Cosette, tout comme Bernard Fresson en Javert. Thénardier est joué par Alain Mottet. Histoire trop connue, trop adaptée, et surtout mal programmée, en semaine, le jeudi soir. S’il a beaucoup de séries où je regrette l’absence de Muriel, « Les Misérables » n’en fait pas partie.

Le toulousain Claude Nougaro devait passer en télévision mais pas à 20h30 chez Guy Lux mais à 22h20 sur la Une dans "A bout portant". L'émission est reportée au 20 octobre en raison d'une grève.

C'était l'hypocrisie de l'ORTF qui écartait toute une série de chanteurs des heures "grand public".

Je ne comprends toujours pas grand chose au feuilleton "Danse sur un arc en ciel". Les téléspectateurs l’oublièrent vite et il ne fut jamais rediffusé.

J’étais en classe de quatrième. Ce fut ma meilleure année au CES des fourches. Sans doute, la programmation des séries avec Muriel, ainsi que « Amicalement vôtre », « L’homme qui revient de loin », les rediffusions de « Match contre la vie », « Le Saint », « Chapeau melon et bottes de cuir » et « Les globe-trotters » firent de cette année une cuvée exceptionnelle, surtout si l’on compare avec les programmes de l’année suivante 1973-74.

C’est aussi l’année où j’ai le plus vu Muriel, après l’été, il y aura « Les Rois maudits », « Les Risques du métier » et « Le Premier juré ». J’étais aux anges, pensant que cela durerait éternellement. Il y avait chez moi un émerveillement, une naïveté, une candeur, qui se dissiperont par la suite. Il faut dire que la saison 73-74 ne me permettra de voir Muriel que deux fois (« La double vie de mademoiselle de la Faille », « L’affaire Bernardi de Sigoyer »).

En dehors de Francis, je me souviens de camarades de classe, de professeurs. Tout ce passé est inscrit dans ma mémoire comme ma plus belle année.

 

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Mercredi 20 septembre 1972

18 Septembre 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Triste journée que ce mercredi vu la pauvreté des programmes télé.

 L'après midi, je retrouve sur la 2 à 15h10 la série "Les Globe Trotters" que j'ai vue en 1966, 1967 et 1968 et me fascinait, mais qui avec les années, à part l’effet nostalgie, a perdu de son intérêt pour moi.

Il s'agissait du deuxième épisode de la saison 2, "Médor". Pierre et Bob se hasardent à faire des reportages le long du fameux "Rideau de fer" et vont trouver un microfilm dans le collier du chien. Je viens de regarder l’épisode sur le site de l’INA. Cette histoire m’avait fasciné jeune, mais aujourd’hui, je trouve que c’est naïf et dépassé. Je comprends que ce ne soit plus rediffusé. J’avais adoré en 1967 et 1972, mais là, je me suis ennuyé. Cette série reflète l’insouciance des années 60. On imagine mal deux reporters bravant mille dangers comme ils le font dans leurs aventures, sans armes ni assurance de ne pas y laisser la vie. L’histoire se passe dans le Burgenland, le land d’Autriche le plus oriental. La fin est bâclée, les méchants espions prenant la fuite.

"Médor" sera rediffusé en 1975 dans "Samedi est à vous".

En dehors de cela, il n'y a que le brave "Skippy le Kangourou" pour me distraire sur la Une  à 18h00 avec l'épisode "Luna Park".

Je trouve que finalement les séries animalières, "Daktari", "Skippy", "Flipper" ont gardé un charme et un cachet que n'ont pas les globe trotters.

La Une relève de l'ennui total avec un Jacques Chancel peu inspiré qui n'a invité que des artistes ne m'intéressant pas. Le film des « Dossiers de l’écran » sur la deux ne vaut pas mieux.

Ce n'est pas tous les jours fête, comme le lundi avec "L'homme qui revient de loin".

Le 8e épisode de "Ma Sorcière bien aimée" : "Guerre aux promoteurs" à 19h30 ne vient pas relever le niveau d'une journée pleine de banalités dans ses programmes.

Si je me souviens bien, le mercredi après-midi, j’avais cours de sport, mais j’étais libre à 15h00 pour voir « Les Globe-trotters ». En fait, ma mémoire me joue des tours sur ce point précis, il aurait fallu que je tienne un journal intime à l’époque.

Vivement que tu reviennes, Muriel!

A son sujet, anecdote qui fera beaucoup rire Francis, j’écris à Muriel une lettre d’amour avec de l’encre bleue (porte plume ou quelque chose de ce style), mais finalement je ne sais d’une part pas où envoyer la lettre, et j’ai peur de la réaction de mes parents. Je jette la lettre que je revois encore écrite en bleu clair à l’encre mal séchée dans la cuvette des WC que je vais boucher !

Ah, Muriel, que n’ais-je pas fais pour toi ? Cette lettre d’un gamin de 13 ans t’aurait bien faire rire, elle était toute pudique et naïve, et il est bien dommage que je ne te l’aie pas expédiée.

 

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Mardi 19 septembre 1972

17 Septembre 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Après un lundi consacré à une formidable série d'angoisse, le mardi est bien terne. Il en était parfois ainsi lorsqu’aucune des deux chaînes de l’ORTF n’avait rien d’intéressant à proposer.

C’est la semaine de Marcel Amont chez Danièle Gilbert dans l’émission « Miditrente ».

"Danse sur un arc en ciel" continue sa course (14e épisode)  et j'essaie tant bien que mal de saisir l'intrigue. Je n’en ai aucun souvenir à partir celui de la musique du générique qui se retient à la première écoute, un thème très entraînant.

Alexandra Stewart, la comédienne canadienne vedette de "L'homme qui revient de loin" y tient un petit rôle, celui de Patricia.

La Une semble s'être mise en tête d'endormir les téléspectateurs, avec un magazine d'actualité, "L'Hexagone", consacré à "La cellule familiale" suivi d'une émission sur les musiques de la seconde guerre mondiale.

La 2 propose le 12e et dernier épisode de l'anthologie "Mardi Soir", "Pointes et contrepointes", qui n'est autre qu'un dessin animé. Certes, il est écrit et interprété par Dustin Hoffman (pour la voix, en anglais), mais en français, il ne reste qu'un dessin animé comme un autre.

On est loin des intrigues comme "De l'amour à la haine", "Femmes sauvages", "La ferme de Crowhaven" ou "Vengeance en différé". "Mardi Soir" reviendra en février 1974 sur la Une sous le titre "Suspense".

Ensuite, le nonagénaire Maurice Genevoix (82 ans) vient animer une émission, "Témoins", sur ses souvenirs". Bref, une soirée ennuyeuse à mourir. Vivement le lendemain!

Aucune nouvelle de ma chère Muriel. Mais quand on sait que celle que l'on aime va revenir, tout n'est qu'une question de patience. Par contre, on peut remarquer que les magazines télé, malgré son succès estival, ont tendance à l’oublier.

On commence dans Télé Poche, rubrique « Les indiscrétions d’Aglaé » à parler d’une certaine Isabelle Adjani. Nous allons bientôt la voir dans « L’école des femmes » de Molière. Glenn Ford, héros de 65 westerns, est annoncé comme le remplaçant de Moss Andrews/Ty Hardin de la série « Aventures australes » avec sa série « Sam Cade ». Par contre, Télé Poche annonce 19 épisodes, alors que 12 seulement seront diffusés cet automne 1972.

Georges Géret fait la couverture du magazine et a droit à une interview deux pages comme Muriel en juillet.

Corinne Marchand et Christian Barbier tournent un nouveau feuilleton, « Un homme, une ville », qui sera diffusé en juillet 1973. Je n’en verrai d’ailleurs pas la fin en raison des secondes vacances à Bagnoles de l’Orne, mais n’anticipons pas.

Juliette Gréco alors mariée à Michel Piccoli a droit à un article car elle va faire un « Top à » des Carpentier.

 

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Lundi 18 septembre 1972

16 Septembre 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Le 18 septembre 1972 à 20h30 commence un feuilleton intitulé "L'homme qui revient de loin", librement inspiré d'un court roman de Gaston Leroux, et pendant six lundis, la France va vivre à l'heure du mystère et de l'épouvante.

Cadavre dans une malle, qui s'échappe pour venir hanter son meurtrier, tables tournantes, femmes qui s'évanouissent, spectres, passages secrets dans un château. Alexandra Stewart et Louis Velle sont les vedettes de cette série qui va rentrer dans la courte liste des séries d'épouvante française. Si Louis Velle un an plus tôt avait déjà participé à une série effrayante (mais italienne), "Les Jeudis de madame Giulia", les français ont produit « Belphégor », « Les Compagnons de Baal », « La Brigade des maléfices », « Tang », « Aux frontières du possible », puis dans les années suivantes en 1974 « Histoires Insolites » de Claude Chabrol,  en 1975 « L'homme sans visage » et « Les Compagnons d'Eleusis », en 76 « La Poupée sanglante » (d'après un livre de Gaston Leroux comme la présente série), enfin en 79 « L'île aux trente cercueils ».

Les français sont cartésiens et à la différence des anglo-saxons ne sont pas portés sur le fantastique (Dracula, Frankenstein), mais lorsqu'ils s'y mettent ils ne font pas semblant.

Le premier épisode de "L'Homme qui revient de loin" est en fait un épisode d'exposition, il présente les personnages, les jalousies entre deux frères, l'un riche, l'autre ruiné, mais dès le deuxième épisode vont se manifester des phénomènes plus qu'inquiétants

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Louis Velle casse ici son image de séducteur de "La Demoiselle d'Avignon" et "Le 16 à Kerbriant" pour devenir un criminel. Dans "Les Jeudis de Madame Giulia", il était un gentil, l'amant de la victime, mais il s'agissait plus d'une série policière à suspense (un "giallo" comme on dit là-bas) qu'un film d'épouvante.

Ce lundi-là, il n'y a évidemment rien d'autre à voir. Le septième épisode de "Ma sorcière bien aimée" à 19h30 sur la 2, "Polygame malgré lui", fait pâle figure à côté de l'œuvre de Gaston Leroux.

Le roman sera réédité, mais tout comme le roman "Les jeudis de Mme Giulia", la télévision a complètement transformé deux écrits ternes et bâclés pour en faire des monuments de suspense.

Muriel aurait-elle pu jouer dans la série ? Si l'on se fie au personnage tourmenté de Marthe, joué par Marie-Hélène Breillat, on peut le penser. Mais le scénario de Michel Wyn ici est plus important que les personnages et les comédiens. Dans ce ballet de spectres et de fantômes, je ne sais pas si elle aurait été très à l'aise. Son grand moment de gloire est à venir à cette époque là, "Les Rois maudits".

La série qui va marquer fortement le public sera rediffusée le lundi après midi en 1975 sur TF1 vers 14h, puis il faudra attendre 1984 pour une rediffusion estivale. La quatrième et dernière diffusion en date aura lieu le dimanche après midi sur M6. Puis, c'est un coffret VHS, rapidement épuisé, et une longue attente jusqu'à l'édition en DVD en 2012, la société de vidéo du fils de Louis Velle, Nicolas, qui a aussi édité en 2008 "La Princesse du rail".

Cet automne 1972 n'a pas fini de nous surprendre puisque deux héros légendaires vont bientôt débarquer sur la 2, Danny Wilde et Lord Brett Sinclair.

En dehors de "L'homme qui revient de loin" et "Amicalement vôtre", la saison va nous proposer de découvrir pour la première fois "Columbo", "Les Rois maudits", l'actrice Véronique Jannot dans son premier rôle dans "Le Jeune Fabre".

Très vite, et pendant longtemps, avec mon ami Francis, nous allons évoquer cette série et surtout le personnage du mal incarné (dans le film mais pas dans le roman) par le notaire Saint Firmin, joué par Roland Armontel.

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Dimanche 17 septembre 1972

15 Septembre 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

C'était le jour de mes 13 ans, mais je n'ai absolument aucun souvenir de cet anniversaire, ni de mon cadeau. Le cadeau que m’offrait la vie était cette passion amoureuse pour Muriel.

En tout cas, ces treize ans allaient être entièrement dédiés à Muriel Baptiste comme le blog vous l'apprendra de jour en jour.

Après l'émission jeu de Jacques Solness, je peux enfin voir "Le Prisonnier" avec Patrick Mc Goohan, dont le superbe épisode "L'enterrement" nous montre l'évasion réussie d'un des prisonniers du village mystérieux, mais de notre héros agent secret appelé numéro six.

Ce n'est pas le dernier épisode de la série, mais c'est le dernier programmé dans le cadre de cette diffusion, le cinquième depuis début août, j'en ai manqué quatre.

En juillet 1971, j'avais vu le début de l'histoire, "L'arrivée", puis un autre épisode en septembre 1971, « Le retour » ( "Many happy returns").

Cette étrange série avait été diffusée de février à mai 1968 le dimanche à 19h sur la chaîne 2 que je n'avais pas à l'époque.

Pour revoir des épisodes du "Prisonnier", il me faudra attendre trois ans, exactement mars 1975 dans l'émission "Samedi est à vous", mais il s'agira encore d'une diffusion partielle.

Ce n'est qu'en 1984 que je verrai la fin qu'il aurait mieux valu ne pas tourner, tant elle est débile. A ce titre, le fait que d'autres feuilletons de science fiction comme "Les Envahisseurs" n'aient jamais eu de fin n'est peut être pas à regretter.

J'ai beau chercher sur le programme, ce dimanche 17 septembre, il n'y avait absolument rien d'autre d'intéressant. Je n'ai pas eu la permission de regarder le film du dimanche soir de la Une "L'arbre de vie" qui se terminait à 23h20. La 2 l'après-midi proposait un film avec Claude Brasseur, Ludmila Mikaël et Suzanne Flon, "La chasse royale", récent pour l'époque (1969), mais nous faisions souvent le dimanche après-midi des sorties à la campagne, je n'ai aucun souvenir de l'avoir regardé.

Heureusement, dès le lendemain, allait commencer un des meilleurs feuilletons de l'histoire de la télévision française.

Mais sans Muriel hélas dans la distribution, encore qu'en l'occurrence, je ne vois pas quel rôle elle aurait pu tenir.

 

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Samedi 16 septembre 1972

14 Septembre 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

 

Ce jour-là, j'ai le temps de regarder "Malican père et fils" à 12h30 dont c'est le cinquième épisode et dernier épisode : "L'enfant prodigue". Rediffusion partielle donc. Il existe 12 épisodes mais lundi, Danièle Gilbert revient!

Pour la première fois à la télévision française, "Au delà du réel" (The Outer Limits) est programmé, c'est une série américaine en deux saisons de 1963 à 1965. C'est à 15h et l'épisode s'appelle "La plante endormie". D’autres épisodes seront diffusés l’après-midi après « Aujourd’hui Madame » en novembre (J'en parlerai), puis la série reviendra en 1975 dans « Samedi est à vous ».

Mais cet après midi là, j'ai dû regarder avec ma grand-mère "Les Saintes chéries" sur la 2 qui est programmé à la même heure. Il s’agit du troisième épisode « Eve au volant », qui fut diffusé le samedi 23 octobre 1965. Juste avant, il y avait, dans le cadre de l’émission « Aujourd’hui Madame » une évocation de Marilyn Monroe pour le dixième anniversaire de sa mort. Cela m’a moins gonflé qu’en octobre 1973 tous les hommages à Edith Piaf, dont on parlera dans un an sur ce blog.

La soirée de la Une ne m'emballe pas avec une rediffusion de "La Caméra explore le temps" (épisode : "La terreur et la vertu : Robespierre") et l'émission "Pour le cinéma".

A 20h30, finale des jeux sans frontières à Lausanne, mais on retiendra surtout l'émerveillement sous marin du huitième épisode de la saison 2 de "L"Odyssée sous-marine de l'équipe Cousteau" : "Les dernières sirènes" à 21h45. Philippe Bouvard termine la soirée avec "Samedi soir". Il avait des invités de marque ce 16 septembre : Robert Dhéry, Mireille Mathieu, Bruno Coquatrix, Gérard Calvi, des sosies de Sophie Daumier et Charles Bronson. Annoncés dans « Télé Poche », Jean Le Poulain et Alphonse Boudard ne sont pas venus.

Un samedi moyen moyen rehaussé par la présence de la série de Cousteau.

Tout ému par le mois de juillet passé en compagnie de Muriel, j'attends son retour avec impatience mais confiance. Je ne me souviens plus (mais je crois bien) que nous n’avions pas cours au collège le samedi matin.

Francis avait vraiment beaucoup de patience et d’intérêt à m’écouter parler de mon actrice adorée qui à cette rentrée télévisée jouait les arlésiennes.

Muriel, dont j’ignorais quasiment tout de la vie privée et de la suite de ses activités professionnelles, demanda à cette époque s’il y avait un rôle pour elle dans le film de Jean-Claude Brialy « Les volets clos ». Elle s’adressa au producteur-scénariste Remo Forlani, hélas le casting était complet. Si le contraire c’était produit, nous aurions un DVD et des images de plus d’elle aujourd’hui. Forlani lui proposa d’écrire les paroles de la chanson qu’interprète Nicoletta, mais pour des raisons inconnues, signa seul sur le disque et au générique du film, sur une musique de Paul Mizraki.

Je croyais aussi que Muriel était bien plus grande qu’elle ne l’était. La télévision est un miroir déformant. Elle mesurait 1,57 mètres, disait dans la presse qu’elle atteignait 1.64 m (la coquine). J’ignorais son âge, pensant qu’elle avait 18 ans dans « La Princesse du rail ». Dans la presse, lorsque son âge est indiqué, c’est toujours erroné, comme en octobre 1967 pour la diffusion des « Chevaliers du ciel », où l’on indique 22 ans (alors qu’en réalité elle en avait 24), et dans le magazine de janvier 1971 « Un jour » où il est indiqué 25 ans (elle en avait 28 en juillet cette année-là).

Enfin, j’ignorais que Muriel ne conduisait pas et n’avais pas le permis. Je l’imaginais roulant au volant d’une décapotable américaine.

 

 

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Vendredi 15 septembre 1972

13 Septembre 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Petite journée au niveau télé : "Malican père et fils", un quatrième épisode, «  « La rançon », vu en vitesse sur la Une à 12h30. Un petit feuilleton policier que j’ai complètement oublié.

"Les Saintes Chéries" que je redécouvre, avec une saison que je n'ai pas vue (en 1965) avec "Eve à la maison" n'est guère passionnant. Amusant un peu, sans plus.

Sixième épisode de "Ma Sorcière bien aimée" à 19h30 : "Du Grabuge pour la fin de semaine".

A 20h30, émission des frères Rouland sur la 2 "Entrez sans frapper", dont les invités sont Dalida, Paul Préboist et Jacques Balutin, plus intéressant que "Au cinéma ce soir" qui propose la version de "Crime et châtiment" de 1935 réalisée par Pierre Chanal.

L'année scolaire de quatrième est repartie comme la cinquième avec mon ami Francis. C'est une époque heureuse, le paradis insouciant de l'adolescence, qui voit naître en moi cette passion pour Muriel Baptiste que je n'oublierai jamais.

La première chaîne multiplie les extraits d’une série avec Alexandra Stewart et Louis Velle, « L’homme qui revient de loin ». On y voit la canadienne arpenter avec une torche un escalier sur une musique macabre. Bien évidemment, pour moi qui ai toujours aimé les films qui font peur, cela devient l’évènement de la rentrée. Le feuilleton a tout à fait l’air de ressembler aux séries fantastico-policières comme « Belphégor », « Les Compagnons de Baal », « Tang », « Les jeudis de Madame Giulia » (programmé en septembre 1971, série franco-italienne, déjà avec Louis Velle mais dans un rôle plus modeste).

Aux actualités, on parle de la mort d’un homme politique islandais, Asger Asgeirson.

Robert Redford triomphe au cinéma sur les écrans français dans « Votez Mc Kay », un film de Michael Ritchie.

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Jeudi 14 septembre 1972

12 Septembre 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Il faut s'habituer à ce que le jeudi ne soit plus jour de congé. Pour les gens de ma génération qui ont débuté l'école primaire l'année 1966/1967, cela fut une chose bizarre.

 A 12h30, il est absurde de maintenir un feuilleton ("Malican père et fils", troisième épisode : "Danger de mort", avec Jean-Pierre Darras) car sortant du collège à midi et reprenant les cours à 14h00, on a juste le temps de manger. L'après-midi du vendredi, nous sommes libres à 15h, ce qui permet de voir la série après "Aujourd'hui Madame". Par contre, le jeudi, nous terminons à 17h.

Je parle de ma passion à Francis. Cela deviendra notre sujet de conversation préféré. Mais le jour où j'en parle à Henri Gomez, un autre copain de classe, il trouve cela dangereux. Il a deviné que cette passion serait un obstacle plus tard avec les femmes.

La 2 commence les feuilletons de 15h10 avec "Les Saintes Chéries" avec Micheline  Presle et Daniel Gélin. J'ai vu les saisons 2 (1968) et 3 (1970) mais là nous repartons depuis le pilote de la saison 1 datant d'octobre 1965 : "Eve et son mari", qui fut diffusé le samedi 9 octobre 1965.

Le soir, le choix est à faire entre la rediffusion de "Vipère au poing" (que je verrai lors d'une troisième diffusion) et "Aventures australes" qui n'a pas terminé son périple ennuyeux. C'est le choix familial, en l'occurrence le 12e épisode, "La fugitive". Fausse série américaine (c'est en fait une production anglaise de Ralph Smart), elle est sans saveur et sera vite oubliée à juste titre. Sa vedette Ty Hardin vient de nous quitter à 87 ans le 3 août 2017.

Voilà, la rentrée est scolaire est faite, mais les bonnes surprises télévisuelles avec Muriel Baptiste vont cette année scolaire là se multiplier.

Comme j'aimerais remonter le temps, revenir à cette rentrée 1972, tel le docteur Sam Beckett dans le feuilleton "Code Quantum", et modifier le passé (Encore que ceux qui ont vu la série savent que tout finit au bout de 96 épisodes par une catastrophe, compromettant tous les changements du passé). Sam, joué par mon acteur préféré Scott Bakula (avec Muriel Baptiste et Roger Moore) tente d'empêcher l'assassinat de Kennedy, le suicide de Marilyn, la mort de son frère au Vietnam. Souvent, "Code Quantum" nous émeut beaucoup, car la série sait prendre le téléspectateur par les sentiments. Mais l'on ne peut voyager dans le temps, ni modifier le passé, seulement s'en souvenir, et c'est ce que je fais sur ce blog.

J'évoque ma jeunesse, le temps du bonheur, des programmes télé nettement supérieurs à ceux d'aujourd'hui, et je contribue à faire sortir de l'oubli ma chère Muriel Baptiste, ce qui n'est déjà pas mal.

Il existe une autre série américaine sur le voyage temporel, "Sliders, les mondes parallèles", qui a connu moins de succès que "Code Quantum". On y parle d'autres dimensions, où le monde n'évolue pas comme nous l'avons connu, et ce dès le pilote "Le monde selon Lénine". Un monde de cauchemars où les soviets ont conquis toute la planète qui n'est qu'une vaste dictature. Avec Muriel, j'ai parfois l'impression d'être dans un monde parallèle en revivant ce passé comme s'il était actuel. 

De toute façon, un monde sans Muriel Baptiste, ce n'est pas envisageable!

 

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Mercredi 13 septembre 1972

11 Septembre 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Cette nuit, j’ai rêvé de Muriel Baptiste, un rêve embrouillé. Hier soir, en m’endormant, je pensais à elle. Elle n’a pas eu la vie que je croyais, celle d’une riche vedette, malgré les couvertures de Télé Poche, Télé 7 jours et Télémagazine, ayant eu une gloire éphémère et sombrant vite dans l’oubli et la misère.

J’achetais Télé Poche dont la couverture était consacrée à Georges Géret, héros de la version TV des « Misérables » que mes parents n’ont pas regardée.

Je l’ignorais alors qu’en 1967, Georges Géret avait joué le père de Muriel Baptiste dans le film « Le mois le plus beau ».

Les programmes commençaient à 12h30 par le 2e épisode de « Malican père et fils » intitulé « Les trois voyages » avec en vedette Giani Esposito, chanteur acteur qui allait brutalement nous quitter le 1er janvier 1974. C’est le père de la chanteuse Douchka. Je croyais que Giani était mort d’une crise cardiaque, mais les sites sur Internet mentionnent à la fois une hépatite virale et une tumeur au cerveau. Revenons au mercredi  13 septembre…

Pour une raison que j'ai oubliée, j'ai loupé "Les deux sœurs de Schliersee", pilote de la saison 2 des "Globe trotters". L’épisode sera rediffusé en 1975 dans l’émission de Guy Lux : « Samedi est à vous ».

L’histoire se déroule en Bavière et je l’avais vu en 1967. Aujourd’hui, je peux le regarder en couleurs. L’épisode ne dure que 28 minutes. Guère le temps de développer une intrigue. Il s’agit d’une histoire de rallye.

C’est un épisode dramatique, qui voit mourir l’une des deux sœurs dans un accident de la route. Il s’agit de Marika, avec lequel flirtait Pierre Ribard (Yves Rénier). De ce fait, ce premier opus est incroyablement dramatique, dans une série qui est habituellement bon enfant. On découvre que Marika s’est suicidée. En fait, elle est toujours vivante. La fin est bâclée, il s’agit d’une escroquerie à l’assurance, mais l’on ignore qui est la malheureuse qui a brûlé dans la voiture de Marika. Le nom de la comédienne qui incarne Marika n’est pas crédité au générique, seulement celui de sa sœur, Elizabeth (Marianne Hoffmann) née en 1941 et qui a cessé de tourner en 1976. J’avoue que j’avais complètement oublié l’épisode que je viens de visionner avant d’écrire cet article du blog.

Par contre, au mépris de toute cohérence, le cinéma Le Rex à Montélimar maintint cette semaine là ses séances de l'après midi le jeudi au lieu du mercredi, et je ne pus donc aller voir "Danger planète inconnue" avec Roy Thinnes, donc c'était le dernier jour d'exploitation.

Un jeudi de semaine sans enfants ni ados, il n'y a pas dû y avoir grand monde à la séance.

Sur deux chaînes, le choix est vite limité, la première propose "La Piste aux étoiles", la seconde "Les Dossiers de l'écran" avec "L'école buissonnière", film se situant en 1920, dans lequel Bernard Blier préfigure, mais de très loin, le professeur que joue Robin Williams dans "Le Cercle des poètes disparus".

Dans les programmes de la jeunesse, à 17h50, le regretté chanteur Billy Nancioli reprend la série "Samsong», suivie de "Skippy le Kangourou" (Episode "Le Virtuose"). Une série qui a mieux vieilli que "Ma sorcière bien aimée" (Cinquième épisode: "la poupée).

Rien compris à "Danse sur un arc en ciel" comme je l'ai dit pris en route.

Sur la Une, à 21h25, dans le "Tour de chant Monique Morelli" (chanteuse actrice vue dans "Mandrin", voir le blog en juillet 1972), notons la présence d'un chanteur rare en télé, Jacques Yvart, triquard chez tous les producteurs de l'époque (Guy Lux, Carpentier). Le fait est assez rare pour être signalé.

Douce époque où Muriel allait revenir, et où je voyais la vie en rose.

Muriel est irremplaçable, au point que 45 ans après, cette rentrée 1972 est dans ma mémoire.

 

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Mardi 12 septembre 1972

10 Septembre 2017 , Rédigé par patricks Publié dans #VOYAGE DANS LE TEMPS

Au CES des Fourches, qui allait devenir l’année suivante le collège Gustave Monod, j’allais retrouver mon ami Francis.

Si pendant l'année 1971-72, je n'avais aucune raison de lui parler de Muriel (A part pour « Maigret aux assises »), l'été 1972 avec la double programmation "Richard Lagrange" et "La Princesse du rail" restitua chez moi la passion commencée à sept ans lors de la première diffusion de la princesse.

Il était fort patient et ce sujet ne l’ennuyait jamais. Mais par la suite, lorsque Francis partit pour Agen, je me souviens de deux réactions avec d’autres copains de classe : « Muriel Baptiste, c’est qui ? » ou alors « Tu n’as pas un autre sujet de conversation ? »

Cette saison là, le jour de congé scolaire changea et tomba le mercredi au lieu du jeudi.

Ce 12 septembre, nous avons peut être fait une rentrée pour avoir les emplois du temps, mais n'ayant pas tenu de journal ni pris de notes, je ne m'en souviens pas.

La première chaîne n’arrêtait pas de montrer une publicité pour une série à venir, et je dois dire que cela me passionnait : on y voyait Alexandra Stewart, un chandelier à la main, arpenter un escalier en colimaçon, sur une musique sinistre. C’était la bande annonce de « L’homme qui revient de loin », qui nous promettait frissons, spectres, fantômes, revenants, mystère.

Premier feuilleton que je découvre au retour des vacances, "Malican père et fils", série policière avec Claude Dauphin et Michel Bedetti, diffusée en 1967 mais pas vue par moi. Je ne m'attarderai pas sur la série qui était fade et sans saveur et n'a pas laissé un bon souvenir. Je confondais Michel Bedetti avec… Jean-Claude Dauphin, le fils de Claude. L’épisode s’appelait « Coup de foudre ». Seuls cinq épisodes sur les douze furent rediffusés.

Michel Bedetti a très peu tourné, en dehors des 12 épisodes de « Malican père et fils ». Il a fait cinq pièces pour « Au théâtre ce soir ». Dès 1968 et jusqu’en 2015, il s’est spécialisé dans le doublage.

A 20h15, c'est le dixième épisode de "Danse sur un arc en ciel". Il est difficile de prendre un feuilleton en route et j'avoue que cela m'a empêché de l'apprécier.

Il y avait cours mercredi matin car je dus me coucher tôt, et n'eus pas l'autorisation parentale de ne regarder aucun des deux programmes du soir.

Sur la Une, c'était la première apparition de Georges Marchais, successeur de Waldek Rochet dans "A Armes égales" face à Roger Peyrefitte. Une émission "culte" aujourd'hui.

Sur la 2, "Mardi soir" commencé avant de partir en vacances en était à son onzième épisode : "Vengeance en différé" avec Anthony Perkins, l'acteur de "Psychose" dans un rôle similaire.

Gros succès en Amérique, ce téléfilm, dont le titre original est "How awful about Allan" a été édité en VHS mais uniquement sur le territoire américain.

Si ce mardi fut mes retrouvailles avec Francis, j'ai dû sans doute lui confier sans tarder être tombé éperdument amoureux de Muriel.

Muriel Baptiste était notre sujet de conversation favori. Je n’avais qu’elle en tête et attendais son retour. Je suis incapable de me souvenir si Francis avait vu « La Princesse » et « Richard Lagrange », mais il regarda « Les Rois maudits ».

En ce temps-là, je pensais que Muriel avait un grand avenir de comédienne devant elle.

 

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